L’Assemblée nationale demande aux députés nationaux de fournir des preuves visuelles et financières de leurs actions sur le terrain. Le Bureau de la chambre basse du Parlement, dans un communiqué signé le 5 octobre 2026 par son rapporteur Jacques Djoli Eseng, fixe la date limite de transmission au jeudi 15 octobre 2026. Cette démarche vise à documenter les réalisations dans les circonscriptions électorales, un exercice de transparence qui pourrait renforcer le suivi citoyen des engagements parlementaires.
Quels types de réalisations sont concernés
Le communiqué cite explicitement les écoles, les ponts, les centres de santé et les routes. Il mentionne également les œuvres sociales, les investissements socio-économiques et les actions humanitaires. Pour chaque réalisation, les députés doivent joindre le coût financier et des précisions sur sa nature. Cette exigence de données chiffrées vise à donner une image plus précise de l’impact des élus dans leurs territoires. En demandant des photos et des vidéos, le Bureau cherche à vérifier que les projets annoncés existent réellement et qu’ils correspondent aux montants déclarés.
Une collecte pour un document officiel
Les supports photos et vidéos demandés s’inscrivent dans l’élaboration d’un document consacré aux réalisations des députés nationaux. Ce document, une fois constitué, pourrait servir de référence pour évaluer l’action parlementaire. La date butoir du 15 octobre 2026 laisse aux élus un délai de dix jours pour rassembler les éléments, un calendrier serré qui suppose une mobilisation rapide de leurs équipes locales. Les députés devront donc organiser la collecte des preuves sur le terrain, contacter les responsables de projets et rassembler les justificatifs financiers dans un temps limité.
Un enjeu de redevabilité publique
En exigeant des preuves matérielles et des coûts, le Bureau de l’Assemblée nationale met l’accent sur la responsabilité des élus devant leurs électeurs. Cette initiative intervient dans un contexte où la population attend des comptes sur l’utilisation des ressources publiques. Les députés devront démontrer, images à l’appui, que leurs projets ont une existence concrète et un coût identifiable, ce qui pourrait faciliter le contrôle citoyen et institutionnel. La transmission de ces éléments au Bureau permettra de centraliser les informations et de disposer d’une vue d’ensemble des actions menées dans les différentes circonscriptions.
Des précisions attendues sur la nature et le coût
Le communiqué insiste sur la nécessité d’accompagner chaque support du coût financier de la réalisation et de précisions sur sa nature. Cette double exigence vise à éviter les déclarations vagues et à permettre une comparaison objective entre les projets. Les députés devront donc indiquer clairement ce qui a été fait, où et pour quel montant. Ces informations pourront ensuite être utilisées pour évaluer l’efficacité des investissements et la répartition des efforts sur le territoire national.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
