Le président du mouvement politique Le Centre, Germain Kambinga, a réaffirmé lundi 5 octobre à Kinshasa son soutien au dialogue, tout en excluant toute issue qui porterait atteinte à la souveraineté de la République démocratique du Congo. Il s’exprimait à l’ouverture de la 10e édition des Universités d’octobre de sa formation politique, qui se tiennent du 5 au 6 octobre au Centre Nganda, dans la commune de Kintambo.
« Nous voulons la paix, mais pas une paix obtenue par l’humiliation de la République. Nous voulons le dialogue, mais pas la capitulation de la République », a déclaré Germain Kambinga devant les militants et la presse.
Une crise sécuritaire aux enjeux nationaux
Pour le leader du Centre, la situation sécuritaire dans l’est du pays ne devrait pas être considérée uniquement comme une crise locale. Il estime qu’elle constitue une question nationale en raison de ses répercussions sur la sécurité, l’économie et le fonctionnement des institutions. « Le Centre estime qu’une partie du territoire national occupée ou durablement déstabilisée affecte directement la sécurité, l’économie, les institutions et l’avenir de l’ensemble du pays », a-t-il soutenu.
Un dialogue national élargi comme voie de sortie
Pour faire face à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, Le Centre se dit favorable à un dialogue devant notamment permettre d’obtenir des cessez-le-feu, de favoriser le désengagement militaire, d’organiser le retour des personnes déplacées et de rechercher des solutions politiques durables. Le mouvement soutient également l’idée d’un dialogue national défendue par le président Félix Tshisekedi. Germain Kambinga plaide toutefois pour un processus élargi au-delà des seuls acteurs politiques de Kinshasa.
« Nous défendons l’idée d’un dialogue national élargi, qui ne serait pas limité aux dirigeants politiques de Kinshasa, mais associerait les provinces, les territoires, les communautés, les organisations professionnelles, les universitaires, les acteurs économiques ainsi que la société civile, car l’objectif est d’aboutir à un pacte de refondation de l’État », a-t-il expliqué.
Un commandement national du renseignement proposé
Sur le plan sécuritaire, le mouvement Le Centre propose par ailleurs la création d’un commandement national du renseignement et du contre-espionnage militaire. Selon Germain Kambinga, cette structure devrait notamment permettre de détecter les infiltrations, les réseaux de financement et les éventuelles complicités internes, ainsi que de prévenir les menaces visant les institutions. « Une armée aveugle est une armée déjà vaincue », a-t-il déclaré.
À l’issue de son intervention, le président du Centre a insisté sur la nécessité, selon lui, de rechercher une paix fondée sur le renforcement des institutions et de la souveraineté nationale. « La meilleure paix est celle qui repose sur une République assez forte pour ne plus être agressée impunément », a conclu Germain Kambinga.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
