La coopération belge au développement, à travers son agence Enabel, a officiellement clôturé plusieurs programmes dans les provinces du Kasaï-Oriental et de la Lomami. Cette décision, annoncée lors d’une cérémonie à Mbuji-Mayi, met fin de manière anticipée à des interventions qui duraient depuis cinq ans dans des secteurs clés comme l’éducation, l’agriculture et l’entrepreneuriat.
Cette clôture anticipée ne signifie pas un retrait total. Enabel maintient en effet le programme PIREDD KorLom, axé sur le développement local et la gestion durable des ressources naturelles, qui devrait se poursuivre jusqu’en 2029. Mais pour les bénéficiaires des projets arrêtés, l’heure est au bilan et à la transmission des acquis.
Des équipements remis aux structures locales
La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de plusieurs équipements aux structures bénéficiaires. Des motocyclettes et du matériel de bureau ont notamment été transférés, selon le chef de programme d’Enabel, Léandre Lankoande. Ces biens doivent permettre aux organisations locales de poursuivre certaines activités de manière autonome, même après le départ de l’agence.
Ce geste symbolique illustre une approche de passation de relais. L’objectif est de laisser des outils concrets aux acteurs de terrain, afin qu’ils puissent continuer à servir les communautés sans dépendre entièrement de l’appui extérieur.
Éducation et agriculture : des résultats tangibles
Dans le secteur de l’éducation, Enabel indique avoir contribué à la lutte contre l’abandon scolaire. Au cours de l’année scolaire en cours, 3 500 kits ont été distribués à des élèves des écoles publiques. Ces kits, composés de fournitures essentielles, visent à réduire les obstacles matériels qui poussent certains enfants à quitter l’école.
Dans le domaine agricole, l’appui a pris plusieurs formes. Plusieurs centaines de producteurs ont reçu des intrants et des semences. Des éleveurs de poulets de chair ont également bénéficié de plusieurs tonnes d’aliments pour améliorer la productivité de leurs exploitations. Ces interventions ciblaient directement la sécurité alimentaire et les revenus des ménages ruraux.
Un appui à l’eau potable et à l’assainissement
Enabel a aussi accompagné les Associations des usagers des réseaux d’eau potable de Mbuji-Mayi, connues sous le sigle ASSUREP. Cet appui s’inscrivait dans un projet d’extension et de consolidation des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement au Kasaï-Oriental.
Les équipes techniques de l’agence ont assuré des formations et un coaching de proximité. L’objectif était de renforcer les capacités locales de gestion des infrastructures hydrauliques, un enjeu crucial pour la santé publique et le développement économique de la région.
Quelles perspectives après la clôture ?
La fin anticipée de ces programmes soulève des questions sur la continuité des services. Les structures bénéficiaires devront désormais fonctionner avec les équipements reçus et les compétences acquises. Le maintien du PIREDD KorLom offre toutefois une fenêtre de transition jusqu’en 2029, ce qui pourrait atténuer les ruptures.
Pour les populations du Kasaï-Oriental et de la Lomami, l’enjeu est de consolider les acquis. Les kits scolaires, les semences et les formations reçues ne produiront des effets durables que si les acteurs locaux parviennent à prendre le relais. La coopération belge, de son côté, semble vouloir se recentrer sur des programmes à plus long terme, comme le PIREDD KorLom, qui intègre la gouvernance territoriale et la gestion des ressources naturelles.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
