La cérémonie de clôture du dialogue spirituel au stade Tata Raphaël de Kinshasa, ce samedi 3 octobre 2026, a mis en lumière un engagement croissant de la société civile aux côtés des confessions religieuses. La Fondation Stella Tuanisha, par la voix de Ruth Ikondy, membre de sa coordination, a justifié sa présence par la nécessité d’accompagner spirituellement les démarches en faveur de la paix et du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi.
Cette participation soulève une question de fond : quel rôle la prière peut-elle jouer dans la résolution des crises politiques et sociales en République démocratique du Congo ? Pour la fondation, la réponse est claire : il s’agit d’un préalable indispensable à toute initiative de dialogue.
Un dialogue spirituel de 26 jours pour préparer le terrain
Pendant près d’un mois, plusieurs confessions religieuses se sont réunies pour prier pour la paix, la cohésion nationale et l’avenir du pays. L’initiative était conduite par l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia, représentant légal de l’Église du Réveil du Congo et dirigeant de la plateforme des confessions religieuses. La cérémonie de clôture a marqué la fin de cette période de recueillement collectif.
Ruth Ikondy a expliqué que cette démarche visait à « consulter Dieu afin qu’au moment opportun, tout se passe bien ». Une formulation qui inscrit la prière dans une logique de préparation, et non de substitution, aux processus politiques.
La Fondation Stella Tuanisha, un acteur de la société civile engagé
La fondation ne se limite pas à un simple soutien symbolique. Ruth Ikondy a rappelé que la structure avait déjà organisé une activité au stade Vélodrome de Kintambo, réunissant plus de 11 000 personnes selon ses chiffres. Cette mobilisation antérieure témoigne d’une volonté d’ancrer son action dans la durée et de peser dans le débat public.
« La Fondation Stella fait partie de la société civile et il n’y avait pas que les confessions religieuses. Voilà pourquoi nous ne pouvions pas rester indifférents », a-t-elle déclaré. Une manière de souligner que la quête de paix dépasse le cadre strictement religieux et implique l’ensemble des forces vives de la nation.
Un appui à la vision du chef de l’État
La participation de la fondation s’inscrit également dans le sillage du message présidentiel du 23 juin 2023, par lequel Félix Tshisekedi avait confié le pays entre les mains du Seigneur. Ruth Ikondy a affirmé que la présence de la structure visait à « soutenir la vision du chef de l’État » en faveur du dialogue et de la refondation de l’État.
Ce positionnement illustre une convergence entre initiatives spirituelles et agenda politique, sans pour autant préjuger des résultats concrets. La prière apparaît ici comme un levier de mobilisation sociale, susceptible de renforcer la légitimité des processus de dialogue à venir.
La cérémonie du stade Tata Raphaël clôt ainsi une séquence de 26 jours qui aura réuni des acteurs religieux et civils autour d’un objectif commun : créer les conditions spirituelles et sociales d’une paix durable en RDC.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
