Le Conseil de sécurité des Nations unies a exigé, vendredi 2 octobre 2026, le retrait immédiat et inconditionnel des troupes rwandaises du territoire congolais. L’organe exécutif de l’ONU a également demandé la fin de tout appui aux rebelles de l’AFC-M23, dans une déclaration qui rappelle les obligations découlant de la résolution 2773.
Un rappel ferme du droit international
Les quinze membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur profonde préoccupation face aux conséquences de l’offensive de l’AFC-M23, soutenue par l’armée rwandaise. Ils ont insisté sur l’application « intégrale, immédiate et inconditionnelle » de la résolution 2773, adoptée précédemment pour encadrer la situation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, qui présidait le Conseil en septembre, les membres ont réitéré leur appel aux Forces de défense du Rwanda pour qu’elles cessent tout soutien au M23 et se retirent sans condition du territoire congolais.
Cette exigence s’appuie sur l’article 39 de la Charte des Nations Unies, qui confère au Conseil de sécurité la compétence exclusive de constater l’existence d’une menace contre la paix ou d’un acte d’agression. Le déploiement de troupes rwandaises et le soutien à des rébellions armées sur un sol étranger constituent, selon l’ONU, une violation du droit international et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Le processus de désarmement au cœur des discussions
Le Conseil de sécurité a pris note de la lettre du 24 septembre 2026 émanant de la RDC concernant le processus de désarmement, de démobilisation, de cantonnement et de rapatriement, ainsi que son extension à tous les groupes armés. Les membres ont appelé à une mise en œuvre rapide de ce protocole afin de parvenir à une neutralisation effective des FDLR, conformément à la résolution 2773.
Cette démarche intervient alors que Kigali a rejeté les mesures prises par les autorités congolaises pour répondre à ses préoccupations sécuritaires. L’ONU a souligné la nécessité de faire avancer les processus politique et sécuritaire en cours pour instaurer une paix durable dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
Le Conseil de sécurité a également exhorté les parties au conflit à faire avancer ces processus, excluant toute solution militaire. Malgré un engagement diplomatique soutenu, de sérieux défis persistent dans la résolution du conflit qui affecte l’est de la République démocratique du Congo.
Le soutien à la Monusco réaffirmé
Face à la persistance de ces défis, le Conseil de sécurité a réitéré son plein soutien à la Monusco. La mission onusienne poursuit ses efforts pour maintenir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC, conformément à son mandat.
L’est de la République démocratique du Congo, riche en ressources minières, demeure le théâtre d’offensives menées par les rebelles de l’AFC-M23, qui bénéficient de l’appui militaire, logistique et financier du Rwanda. L’ONU a appelé toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités, excluant toute solution militaire au conflit.
La déclaration du Conseil de sécurité constitue un rappel ferme au pays de Paul Kagame quant à ses obligations internationales. Elle intervient dans un contexte où la présence militaire rwandaise et le soutien aux groupes armés continuent d’alimenter l’instabilité dans la région des Grands Lacs.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
