AccueilActualitéJusticeLomami : le gouverneur fixe les frais scolaires 2026-2027

Lomami : le gouverneur fixe les frais scolaires 2026-2027

Le gouverneur de la province de Lomami, Iron-Van Kalombo Musoko, a signé le 25 septembre 2026 un arrêté fixant les taux des frais scolaires pour l’année 2026-2027 dans les établissements publics et privés agréés de la province. Ce texte réglementaire, qui encadre les contributions financières des familles, détaille les montants applicables selon les niveaux d’enseignement et les zones géographiques. Il s’inscrit dans un effort de normalisation des pratiques tarifaires au sein du système éducatif provincial.

Un cadre tarifaire précis pour les écoles publiques et privées agréées

L’arrêté provincial couvre les écoles maternelles, primaires privées agréées, secondaires générales, techniques et les humanités. Le minerval est fixé à 1 500 FC par élève et par an, tandis que les frais de bulletin scolaire s’élèvent à 1 000 FC. Les frais de fonctionnement varient selon la localisation et le niveau d’enseignement. Dans les villes de Kabinda et Mwene-Ditu, ils sont fixés à 27 000 FC pour la maternelle, 45 000 FC pour les 7e et 8e années de l’éducation de base, 55 000 FC pour les humanités générales et 65 000 FC pour les humanités techniques. Dans les écoles de l’intérieur de la province, ces montants sont respectivement de 15 000 FC, 40 000 FC, 50 000 FC et 60 000 FC. Cette différenciation géographique vise à tenir compte des réalités économiques locales, sans toutefois créer de disparités excessives entre les élèves.

Des frais d’examen encadrés pour les candidats

Le texte réglemente également les frais liés aux épreuves certificatives et à l’Examen d’État. Pour les candidats réguliers ou autodidactes, la fiche E01, les photos et la numérisation sont fixées à 50 000 FC. La session ordinaire est fixée à 45 000 FC et la hors-session à 72 000 FC. Ces montants s’appliquent à l’ensemble des candidats concernés par les examens nationaux dans la province. L’arrêté ne prévoit pas de distinction entre les candidats des zones urbaines et rurales pour ces frais, ce qui pourrait constituer une charge uniforme pour toutes les familles.

Des exemptions et réductions ciblées

L’arrêté prévoit plusieurs exemptions et réductions, notamment en faveur de certains agents de l’enseignement public, des enfants d’enseignants du primaire public, des peuples autochtones pygmées et des personnes vivant avec handicap, selon les conditions prévues par le texte. Ces mesures visent à alléger la charge financière pour les catégories identifiées comme vulnérables ou prioritaires. Elles traduisent une volonté de l’autorité provinciale de garantir un accès plus équitable à l’éducation, en particulier pour les groupes historiquement marginalisés.

Suppression des frais non prévus et sanctions

L’arrêté précise que tout frais non repris dans le texte est supprimé dans les établissements scolaires publics de la province. Les responsables d’établissements qui ne respecteraient pas ces dispositions s’exposent aux sanctions prévues par la législation en vigueur. L’exécution de l’arrêté est confiée au ministre provincial de l’Éducation ainsi qu’aux directions provinciales de l’EDUC-NC Lomami 1 et 2. Cette mesure vise à lutter contre les prélèvements illicites et à assurer la transparence dans la gestion des contributions scolaires. Le suivi de l’application de ces dispositions sera déterminant pour évaluer l’effectivité de la régulation tarifaire dans la province.

A lire aussi : Crise à l'Est, budget 2027 et tensions sociales : le débrief du 13 septembre 2026 ; FECOFA : la Ligue 1 passe à 25 clubs dès 2026-2027

Article Ecrit par Cédric Botela

Source: mediacongo.net

Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Are you human? Please solve:Captcha


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Accord de Washington inappliqué, retour polémique d’Ekenge et crise à Likasi : le débrief du 28 septembre 2026

L'Est de la RDC reste sous tension malgré l'accord de Washington, le retour du général Ekenge à la communication des FARDC irrite Kigali, et la commune de Likasi est dirigée par deux bourgmestres rivaux. Retour sur les faits marquants du 28 septembre 2026.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques