Le Cadre de concertation provincial de la société civile du Kwango exige des éclaircissements sur la désaffectation et la vente présumée de l’ancien aérodrome de Kenge. Cette demande intervient après le crash d’un avion de la compagnie Tracep, survenu vendredi 25 septembre dans cette ville, qui a fait 17 morts selon un bilan officiel.
Dans un entretien accordé à Radio Okapi samedi 26 septembre, Symphorien Kwengo, coordonnateur de cette structure, a indiqué que l’ancien aérodrome aurait été désaffecté puis vendu il y a environ huit ans par l’exécutif provincial de l’époque. La société civile précise toutefois qu’elle s’appuie sur les informations dont elle dispose et demande que des vérifications et des enquêtes soient menées pour établir les circonstances de cette opération.
Une procédure à clarifier
« Nous demandons qu’il y ait toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles cet aérodrome a été désaffecté, vendu, et surtout quelle a été la procédure suivie », a déclaré Symphorien Kwengo. Le Cadre de concertation souhaite notamment que les autorités déterminent dans quelles conditions l’ancien aérodrome a été désaffecté et aurait été cédé.
Il demande des éclaircissements sur la procédure suivie, la destination du site ainsi que les décisions administratives ayant conduit à la disparition de cette infrastructure. Pour Symphorien Kwengo, ces questions méritent d’être examinées alors que Kenge ne dispose plus, selon la société civile, d’un aéroport moderne et opérationnel pouvant notamment servir de solution de secours en cas d’urgence aérienne.
Un aéroport moderne réclamé
Au-delà de la question de l’ancien aérodrome, la société civile appelle le Gouvernement à lancer des études techniques et de faisabilité pour la construction d’un aéroport moderne à Kenge. « Kenge est à proximité de Kinshasa. Elle devrait jouer un rôle stratégique dans les échanges entre Kinshasa et le Grand Bandundu. Nous pensons qu’il est important qu’on puisse avoir à Kenge un aéroport moderne et opérationnel », a ajouté Symphorien Kwengo.
La société civile estime que la position de la ville, chef-lieu du Kwango situé à proximité de Kinshasa, justifie que cette infrastructure soit envisagée parmi les priorités nationales. Elle appelle à distinguer deux questions : établir les circonstances de la désaffectation et de la vente présumée de l’ancien aérodrome, et examiner la possibilité de doter Kenge d’une nouvelle infrastructure aéroportuaire.
Un bilan officiel de 17 morts
Parmi les victimes du crash de l’avion de la compagnie Tracep figurent deux officiers généraux de l’armée : le lieutenant-général Joseph Mutombo, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia, auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire, indique un communiqué signé par le porte-parole de l’armée, le général-major Sylvain Ekenge.
L’avion, qui s’est écrasé dans une parcelle, n’a fait aucune victime au sol, selon le vice-gouverneur du Kwango. La société civile maintient sa demande d’enquête sur la vente présumée de l’ancien aérodrome, tout en plaidant pour une nouvelle infrastructure aéroportuaire adaptée aux besoins de la province.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
