Les activités scolaires ont été fortement perturbées mardi 22 septembre 2026 matin dans plusieurs établissements de Drodro et Largu, dans le territoire de Djugu (Ituri). Selon des sources sécuritaires locales, des miliciens de la Convention pour la révolution populaire (CRP) ont tiré plusieurs coups de feu, provoquant la panique parmi les élèves et le personnel éducatif.
D’après ces sources, plusieurs dizaines d’éléments armés de la CRP se seraient regroupés sur le terrain de football de l’Institut Tibanga de Drodro avant que des détonations ne soient entendues. Cette situation a semé la peur dans les écoles de la zone et perturbé le déroulement normal des cours.
Des tirs pour dissuader les élèves déplacés
Les mêmes sources indiquent que ces tirs visaient à dissuader certains élèves déplacés de poursuivre leur scolarité. Les assaillants chercheraient à pousser ces enfants, notamment ceux fréquentant l’Institut Tibanga, une école conventionnée catholique, à quitter les salles de classe pour regagner les sites de déplacés de Djangi et Rhoo.
Cette pression exercée sur les élèves déplacés s’inscrit dans un contexte de fragilité sécuritaire. La présence d’hommes armés aux abords des établissements scolaires constitue une menace directe pour le droit à l’éducation. Les sources sécuritaires locales n’ont pas précisé si des élèves ont effectivement quitté les salles de classe à la suite de ces tirs, mais la panique décrite suggère une interruption immédiate des cours.
Un climat d’insécurité entretenu
Selon des observateurs locaux, cette démarche aurait également pour objectif de perturber durablement les activités scolaires et de maintenir un climat d’insécurité dans cette partie du territoire de Djugu. Des défenseurs locaux des droits de l’homme se disent préoccupés par la présence d’hommes armés de la CRP dans les environs de Drodro, Maze et Largu. Ils estiment que cette situation fragilise davantage la sécurité dans une zone qui connaissait pourtant une relative accalmie ces derniers mois.
La CRP, un groupe armé actif dans la région, n’a pas communiqué officiellement sur ces événements. Les autorités sécuritaires n’ont pas encore réagi publiquement. Cette absence de réaction immédiate renforce l’inquiétude des acteurs locaux, qui redoutent une escalade de la violence dans une zone où les déplacements de population restent importants.
Appel à la protection des populations
Face à cette situation, ces acteurs de la société civile appellent les autorités sécuritaires à prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations. Ils demandent également que les conditions soient réunies pour permettre la reprise normale des activités scolaires et socio-économiques dans cette partie du territoire de Djugu.
La perturbation des cours à Drodro et Largu illustre les défis persistants pour la stabilisation de l’Ituri. Les écoles, souvent perçues comme des espaces de normalité, deviennent des cibles dans les stratégies des groupes armés. La communauté éducative et les familles attendent des garanties concrètes pour un retour à la normale.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
