La Journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre, a été l’occasion pour l’Alliance citoyenne pour la Patrie (AP) de rappeler un principe simple : les manifestations pacifiques doivent être garanties pour tous, sans distinction. Dans un communiqué publié à cette date, cette organisation de la société civile congolaise appelle les autorités à assurer un traitement égal des rassemblements publics, alors que deux mobilisations se succèdent à Kinshasa.
Un appel à l’égalité de traitement
L’AP souligne que la marche de l’opposition du 15 septembre a été dispersée, avec des affrontements et des actes de violence. Elle demande que la marche de l’Union sacrée, prévue ce mardi 22 septembre, se déroule dans le calme, sans violence ni entrave. Pour l’organisation, toute différence injustifiée de traitement alimenterait le sentiment d’une politique de deux poids, deux mesures, contraire à l’égalité des citoyens et à la neutralité de l’État.
Cette exigence d’équité s’appuie sur un constat factuel : les événements du 15 septembre ont montré que l’encadrement des manifestations peut varier selon les organisateurs. L’AP ne conteste pas le droit de manifester de l’Union sacrée, mais elle insiste sur la nécessité d’appliquer les mêmes règles à tous. En effet, si une marche est dispersée alors qu’une autre est autorisée sans justification claire, cela crée un précédent dangereux pour la crédibilité des institutions.
Le droit de manifester, un enjeu de stabilité
Le communiqué de l’AP s’inscrit dans un contexte où la liberté de manifester pacifiquement est un droit fondamental. En rappelant les incidents du 15 septembre, l’organisation met en lumière les conséquences pratiques d’un encadrement inégal des manifestations : violences, tensions et sentiment d’injustice. La demande d’un traitement équitable vise à prévenir de nouveaux affrontements et à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions.
Pour les autorités, répondre à cet appel est aussi une question de responsabilité publique. Garantir des manifestations pacifiques, c’est protéger les participants, mais aussi les biens et les activités économiques qui peuvent être perturbés par des débordements. À Kinshasa, où la densité de population est forte, tout incident lors d’un rassemblement peut avoir des répercussions immédiates sur la circulation, les commerces et la sécurité des quartiers environnants.
Quelles implications pour la population ?
Pour les habitants de Kinshasa, la tenue de manifestations pacifiques sans entrave est essentielle pour exprimer leurs opinions sans crainte. L’appel de l’AP résonne comme une exigence de sécurité et de respect des droits. Si les autorités répondent favorablement, cela pourrait apaiser le climat politique et social, évitant ainsi des perturbations dans la vie quotidienne et économique de la capitale.
À plus long terme, un traitement égal des manifestations pourrait renforcer la légitimité des institutions et la cohésion sociale. Les citoyens qui se sentent écoutés et protégés sont plus enclins à participer pacifiquement à la vie publique. À l’inverse, un sentiment d’injustice peut nourrir la frustration et conduire à des formes de contestation plus radicales, avec des coûts humains et matériels importants.
L’Alliance citoyenne pour la Patrie, en choisissant la Journée internationale de la paix pour lancer cet appel, rappelle que la paix ne se décrète pas seulement par des accords, mais se construit aussi dans la gestion quotidienne des libertés publiques. La marche de l’Union sacrée du 22 septembre sera donc un test concret de la capacité des autorités à appliquer ce principe d’égalité.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
