Dans plusieurs structures sanitaires de Beni, au Nord-Kivu, le manque d’eau, de savon et de matériel d’hygiène complique la prévention et le contrôle des infections. Ce constat, partagé par des professionnels de santé à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, le 17 septembre, met en lumière des difficultés pratiques qui touchent directement la qualité des soins et la protection des malades comme du personnel soignant.
Des ressources de base insuffisantes pour l’hygiène
Au Centre hospitalier Emmanuel d’Alzon, le docteur Michael Vahitirania décrit une situation préoccupante : insuffisance de matériel d’hygiène, bâtiments inadaptés et manque de formation du personnel à la gestion des déchets. Il souligne qu’il est très difficile de voir une structure débloquer des fonds pour acheter du gel hydroalcoolique. Selon lui, les personnels soignants ne sont pas formés et ne connaissent pas les principes de prévention et de contrôle des infections. Ces lacunes augmentent les risques de transmission de maladies au sein même des établissements censés soigner.
Un appui ciblé dans le contexte Ebola
Dans le contexte de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, plusieurs structures sanitaires de Beni bénéficient toutefois d’un appui en équipements et matériels destinés à renforcer la prévention et le contrôle des infections. Le Programme de Promotion des Soins de Santé Primaire (PPSSP) indique que ces interventions visent notamment à améliorer les conditions de prise en charge et à renforcer la protection des patients, du personnel soignant et des visiteurs. Cet appui répond à un besoin urgent, mais ne couvre pas encore toutes les structures de la ville.
Améliorer l’accès à l’eau potable
Le bureau de la zone de santé de Beni annonce également la réalisation de forages et l’installation de réservoirs d’eau avec l’appui de ses partenaires. Paluku Perusi, intervenant dans la protection à base communautaire, explique que ces forages serviront à approvisionner les structures en eau potable et à augmenter la capacité de stockage d’eau dans les établissements de soins. L’accès régulier à l’eau est en effet un préalable indispensable pour appliquer les mesures d’hygiène de base, comme le lavage des mains ou la désinfection des surfaces.
Un appel à soutenir la prévention des infections
Le PPSSP appelle par ailleurs les partenaires intervenant dans le secteur de la santé à soutenir les activités de prévention et de contrôle des infections, ainsi que la disponibilité des médicaments. Cet appel souligne la nécessité d’un engagement durable pour combler les lacunes observées. Pour les patients et les soignants de Beni, l’amélioration de l’hygiène dans les structures sanitaires est une condition essentielle pour réduire les risques d’infections et renforcer la sécurité des soins.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
