La prévention des irrégularités financières avant leur survenue est au cœur d’un plaidoyer porté par Jules Alingete, inspecteur général des Finances honoraire de la République démocratique du Congo. Vendredi 18 septembre 2026, à Paris, il a présenté son ouvrage consacré au contrôle a priori des finances publiques, une méthode qu’il juge déterminante pour la gouvernance et la lutte contre la corruption.
Une méthode de contrôle avant l’exécution des dépenses
Le contrôle a priori consiste à examiner les opérations financières avant leur exécution, afin de détecter en amont les irrégularités susceptibles de causer des pertes au Trésor public. En RDC, cette approche est désignée sous le terme de « patrouille financière ». Selon Jules Alingete, elle a produit des résultats palpables et mérite d’être appropriée par les gestionnaires, inspecteurs, contrôleurs et auditeurs.
L’ancien responsable de l’Inspection générale des finances (IGF) a insisté sur le lien entre gestion des ressources publiques et développement. « Une mauvaise gestion des ressources financières du pays peut consacrer le sous-développement et, pourquoi pas, la misère collective », a-t-il déclaré. Il préconise une surveillance plus rigoureuse de l’utilisation des fonds publics, estimant que la qualité de la gouvernance financière conditionne l’amélioration des conditions de vie de la population.
Un appel à la collaboration des corps de contrôle
Jules Alingete a appelé les gestionnaires publics et les différents corps de contrôle à renforcer leur collaboration. L’objectif est de prévenir les pratiques contraires aux règles de gestion des finances publiques. Cette coopération est présentée comme un levier pour sécuriser les ressources de l’État et éviter les détournements.
L’ouvrage, intitulé « Le contrôle a priori des finances publiques en République démocratique du Congo : La raison d’être de la patrouille financière », revient sur les résultats attribués à cette méthode. Il évoque notamment la prévention de certaines opérations financières jugées irrégulières et la lutte contre la criminalité financière. L’auteur y retrace également l’historique de l’IGF et ses mutations, soulignant sa compétence en matière de contrôle a priori.
Une expérience congolaise à partager
La cérémonie de vernissage s’est tenue dans la salle du Congo de l’ambassade de la RDC à Paris, en présence d’acteurs intéressés par la gouvernance publique, les finances et la lutte contre la corruption. Jules Alingete a estimé que l’expérience congolaise doit alimenter la réflexion sur les mécanismes de sécurisation des ressources publiques.
En prônant le contrôle a priori, l’auteur met en avant une logique de prévention plutôt que de sanction. Cette approche vise à réduire les pertes financières et à consolider la gouvernance, avec des effets attendus sur la stabilité économique et la confiance dans la gestion publique.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
