Les affrontements se sont intensifiés depuis la matinée du 19 septembre 2026 au Point Zéro, dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu. Selon plusieurs sources locales, les combats opposent la coalition FARDC-Wazalendo, appuyée par des forces burundaises, à la coalition AFC/Red Tabara-Twirwaneho. Ces violences s’inscrivent dans une dynamique de dégradation sécuritaire qui affecte directement les populations civiles des hauts et moyens plateaux de Fizi, Uvira et Itombwe.
Les affrontements au Point Zéro ne sont pas un épisode isolé. Ils s’étendent progressivement vers d’autres localités, provoquant des déplacements massifs et une perturbation profonde des activités socio-économiques. Les structures de la société civile alertent sur une crise humanitaire qui s’aggrave, alors que les villages de Biziba et Irumba, dans les périphéries de Minembwe, ont déjà été touchés par les débordements des combats.
Une extension des combats vers les villages environnants
Depuis le 18 septembre, les affrontements se sont déplacés vers les villages de Natulonge et Kabindo, dans le territoire de Fizi. Cette extension géographique des violences complique la situation des populations locales, qui doivent fuir sans savoir où trouver refuge. Les sources locales indiquent que les combats ont débordé dès le 19 septembre vers Biziba et Irumba, accentuant la pression sur des zones déjà fragilisées par des années d’insécurité.
La présence de multiples acteurs armés, dont les forces burundaises et les groupes Red Tabara et Twirwaneho, rend la lecture du conflit complexe. Pour les civils, cette multiplicité d’acteurs signifie une insécurité permanente et une difficulté accrue à identifier des zones sûres. Les déplacements forcés deviennent la seule option pour échapper aux violences, mais ils exposent les familles à des conditions de vie précaires.
Des conséquences humanitaires déjà visibles
Les structures de la société civile documentent des déplacements de population et une perturbation des activités socio-économiques dans les villages des hauts et moyens plateaux de Fizi, Uvira et Itombwe. Ces perturbations touchent directement les moyens de subsistance des ménages, qui dépendent largement de l’agriculture et du petit commerce. L’insécurité empêche l’accès aux champs et aux marchés, aggravant la vulnérabilité alimentaire des familles.
La crise sécuritaire à Minembwe et dans ses environs illustre la fragilité des équilibres locaux. Les affrontements entre l’AFC/M23 et les FARDC, alliées aux Wazalendo, créent un climat de peur qui pousse les habitants à abandonner leurs villages. Cette dynamique de déplacement forcé risque d’entraîner une crise humanitaire plus large si les combats persistent.
Un contexte régional sous tension
Les affrontements au Point Zéro s’inscrivent dans un contexte plus large de violences dans l’est de la République démocratique du Congo. Les combats entre l’armée et les groupes armés, notamment l’AFC/M23, se multiplient dans les territoires de Masisi, Walikale et Fizi. Cette instabilité régionale complique les efforts de stabilisation et expose les populations à des risques constants.
La situation au Sud-Kivu rappelle l’urgence de solutions durables pour protéger les civils et restaurer la sécurité. Les déplacements de population et la perturbation des activités économiques sont des conséquences directes des affrontements, qui appellent une réponse humanitaire et sécuritaire coordonnée. En attendant, les habitants des zones touchées continuent de subir les effets dévastateurs d’un conflit qui ne cesse de s’étendre.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
