Un accident de la circulation survenu vendredi 18 septembre 2026 à l’entrée de l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM) de Kisantu, dans le territoire de Madimba au Kongo-Central, a coûté la vie à deux personnes et grièvement blessé un nourrisson. Le drame, survenu aux environs de 13 heures sur la route de la boucle d’Inkisi, a également provoqué l’incendie du minibus impliqué par des habitants en colère.
Selon les témoignages recueillis sur place, un minibus assurant la liaison vers Nkandu est entré en collision avec une moto transportant trois personnes : le conducteur, une femme et son bébé d’environ huit mois, attaché au dos. Le choc a été d’une violence telle que le motard et la mère sont décédés sur le coup. Le nourrisson, seul rescapé, a été évacué en urgence vers l’hôpital Saint-Luc de Kisantu, où son pronostic vital reste engagé.
Les circonstances de l’accident encore à préciser
D’après les premiers témoignages, le minibus roulait à vive allure au moment de l’impact. Cette version n’a toutefois pas encore été confirmée par la Police de circulation routière (PCR), qui a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. La question de la vitesse excessive sur ce tronçon est régulièrement évoquée par les usagers, mais les autorités n’ont pas encore communiqué de conclusions officielles.
Une réaction de colère après le drame
Le drame a provoqué la colère des habitants du quartier. Dans un mouvement de représailles, ils ont incendié le minibus impliqué avant l’arrivée des autorités. Cet acte, bien que compréhensible sur le plan émotionnel, complique le travail des enquêteurs et prive les familles des victimes d’éventuels éléments matériels. Il illustre aussi la tension qui peut exister entre la population et les conducteurs de véhicules de transport en commun, souvent accusés de ne pas respecter les règles de prudence.
La sécurité routière sur la boucle d’Inkisi en question
Cet accident relance la question de la sécurité routière sur la boucle d’Inkisi, un tronçon réputé dangereux et souvent pointé du doigt pour les excès de vitesse et le mauvais état de certaines motos-taxis. Les autorités locales et la PCR sont attendues sur les mesures à prendre pour prévenir de nouveaux drames. En attendant, les usagers de cette route sont appelés à la plus grande prudence, notamment aux abords des établissements scolaires et universitaires comme l’ISTM Kisantu, où la densité de circulation est importante.
Le bilan humain de cet accident – deux morts et un nourrisson grièvement blessé – rappelle la vulnérabilité des usagers de motos, souvent exposés en cas de collision avec des véhicules plus lourds. La prise en charge médicale du bébé à l’hôpital Saint-Luc de Kisantu est actuellement la priorité, tandis que les familles des victimes attendent des réponses sur les responsabilités.
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Article Ecrit par Amissi G
Sources: mediacongo.net, actu30.cd
