Les travaux agricoles sont fortement perturbés depuis ce mardi 15 septembre dans la partie sud-ouest de la cité de Nyamilima, dans le groupement de Binza, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. La cause directe est la reprise des échanges de tirs à l’arme lourde et légère entre les combattants wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23 dans cette zone rurale.
Cette insécurité touche directement les cultivateurs qui possèdent des champs autour de Kabumbira et Nyamuragiza. Selon des sources locales, ces agriculteurs ne parviennent plus à accéder à leurs parcelles. Certains, qui avaient l’habitude de passer plusieurs jours dans leurs champs pour les travaux, ont dû regagner la cité de Nyamilima par crainte d’être exposés aux tirs croisés entre les groupes armés.
Une activité agricole essentielle mise à l’arrêt
Dans cette partie du territoire de Rutshuru, l’agriculture constitue l’une des principales activités économiques de la population. Les champs de Kabumbira et Nyamuragiza servent à la production vivrière qui alimente les ménages et les marchés locaux. L’impossibilité d’y accéder prive les familles de leurs récoltes et compromet les semis en cours.
Les cultivateurs qui ont fui vers la cité de Nyamilima ont abandonné leurs outils et leurs cultures. Leur retour dépendra de l’évolution de la situation sécuritaire. En attendant, les travaux de préparation des sols et de récolte sont suspendus, ce qui pourrait réduire les disponibilités alimentaires dans les semaines à venir.
Des déplacements forcés par peur des tirs croisés
Les affrontements entre les wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23 se déroulent à proximité des zones agricoles. Les tirs à l’arme lourde et légère rendent les déplacements dangereux, même pour les paysans qui connaissent bien le terrain. La peur d’être pris entre deux feux a poussé plusieurs d’entre eux à quitter leurs champs en pleine journée.
Ce repli vers la cité de Nyamilima n’est pas sans conséquence. Les ménages agricoles perdent non seulement leurs revenus, mais aussi leur capacité à nourrir leurs familles. Les enfants et les personnes âgées, qui dépendent de ces récoltes, sont les plus exposés à une éventuelle insuffisance alimentaire.
Un risque pour les moyens de subsistance des ménages
La poursuite des affrontements pourrait affecter durablement les travaux agricoles et les moyens de subsistance des ménages dépendant de leurs récoltes. Dans une zone où l’agriculture est la principale source de revenus, chaque jour d’inaccessibilité aux champs représente une perte sèche pour les familles.
Les autorités locales n’ont pas encore annoncé de mesures pour sécuriser les zones agricoles ou faciliter le retour des cultivateurs. En attendant, la population de Nyamilima vit au rythme des détonations, avec l’espoir que le calme revienne rapidement pour reprendre les activités champêtres.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
