L’opposant Martin Fayulu a fermement exclu, mercredi 16 septembre, toute possibilité de voir la coalition C64 rejoindre la plateforme « Sauvons la RDC » de Joseph Kabila. Lors d’un échange en direct sur les réseaux sociaux, il a justifié ce refus par une critique directe de l’ancien président, qu’il tient pour largement responsable de la situation politique actuelle du pays.
Une question posée sur un éventuel rapprochement
Au cours de ce « Space live » organisé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, un intervenant se présentant comme représentant du parti Piste, de l’opposant Seth Kikuni membre de Sauvons la RDC en France, a interpellé Martin Fayulu. Jonathan Nkoy a évoqué une convergence d’objectifs entre la C64 et « Sauvons la RDC » : mettre fin à ce qu’il qualifie de « tyrannie » et s’opposer au changement de Constitution comme au troisième mandat de Félix Tshisekedi. Relevant que la mobilisation de la marche du 15 septembre avait été « moins forte que la précédente », il a demandé « quand » les deux plateformes comptaient s’unir.
Le rôle de Joseph Kabila mis en cause
Martin Fayulu a répondu en mettant directement en cause Joseph Kabila. Il a rappelé avoir lui-même signé, en avril 2025, un communiqué commun avec l’ancien chef de l’État, aux côtés de Delly Sesanga et Moïse Katumbi, « pour le bien du peuple congolais », précisant que « ce n’est pas [sa] personne qui compte, c’est le Congo ». Mais il a estimé que Kabila et ses proches collaborateurs restent, historiquement, les « premiers partenaires » ayant porté Félix Tshisekedi à un pouvoir qu’il juge « immérité ».
Une formule choc pour résumer la position
Concluant son intervention, Martin Fayulu a résumé sa position en assimilant un éventuel rapprochement C64 avec « Sauvons la RDC » à une demande faite « à des gens qui sont au paradis de rejoindre l’enfer ». Une image qu’il développera plus tard dans l’entretien, en la reliant à une présence, selon lui, de cette plateforme dans des zones sous influence de l’AFC/M23. Une accusation que plusieurs cadres de « Sauvons la RDC » présents dans l’échange contesteront fermement par la suite.
Cette prise de position illustre les fractures persistantes au sein de l’opposition congolaise, entre ceux qui privilégient une alliance large contre le pouvoir en place et ceux qui refusent de s’associer à d’anciens dirigeants jugés responsables de la crise actuelle.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
