Un grave accident de la route a endeuillé le territoire de Mitwaba, dans la province du Haut-Katanga, dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 septembre 2026. Un camion de marque Howo, en provenance de Malemba-Nkulu dans le Haut-Lomami, a terminé sa course dans une rivière à Mukana, une localité située à environ 97 kilomètres de Mitwaba-centre. Le bilan provisoire fait état de 33 morts et d’une vingtaine de blessés, selon le ministre provincial des Transports, Georges Babunyi Mbau.
Ce drame illustre les risques liés au transport routier dans cette région, où les véhicules circulent souvent sur des axes difficiles. Les autorités locales ont dû agir rapidement face à l’ampleur de la catastrophe, notamment pour éviter des risques sanitaires supplémentaires.
Un bilan humain lourd et des corps enterrés sur place
La gravité de l’accident a contraint les services de l’État à organiser des inhumations directement au village Mukana. Selon le ministre provincial des Transports, certains corps commençaient déjà à se décomposer, ce qui a rendu nécessaire cette mesure d’urgence. « Les services de l’État ont déjà commencé à enterrer puisque certains corps étaient en train de se décomposer », a-t-il précisé.
Cette décision, bien que douloureuse pour les familles, répond à une logique sanitaire : en cas de décès massifs, l’inhumation rapide permet de prévenir la propagation de maladies. Les blessés, quant à eux, sont pris en charge par les services compétents, mais les cas les plus graves ont dû être évacués vers des structures mieux équipées.
Des blessés évacués pour des soins appropriés
Une vingtaine de personnes ont survécu à l’accident avec des blessures nécessitant une prise en charge médicale. Les blessés les plus graves font l’objet d’une évacuation afin de recevoir des soins appropriés dans des structures sanitaires mieux équipées. Cette évacuation est essentielle pour limiter les séquelles et améliorer les chances de rétablissement.
Dans les zones reculées comme Mitwaba, l’accès aux soins d’urgence reste un défi. L’évacuation des blessés graves vers des centres mieux dotés est une réponse pratique à cette réalité, même si elle intervient souvent après de longues heures de route.
La responsabilité des conducteurs pointée du doigt
Au-delà du bilan humain, le ministre provincial des Transports a mis en cause le comportement de certains conducteurs. « Ce sont des chauffeurs qui sont à la base de ces drames », a-t-il déclaré, sans toutefois détailler les circonstances précises de la perte de contrôle du véhicule.
Cette déclaration soulève la question de la sécurité routière dans la région. Les accidents impliquant des camions surchargés ou mal entretenus sont fréquents, mais les causes exactes de celui-ci restent à établir. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles mesures de prévention.
Le bilan provisoire de 33 morts et d’une vingtaine de blessés fait de cet accident l’un des plus meurtriers enregistrés récemment dans le Haut-Katanga. Les prochains jours devraient permettre de préciser les circonstances du drame et d’évaluer les besoins des survivants et des familles endeuillées.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
