Un incendie d’une rare violence a ravagé le village de Bikenge, dans le territoire de Kasongo, province du Maniema, samedi 12 septembre 2026 aux environs de 14h45. Le sinistre, dont l’origine reste à déterminer, a pris naissance dans un hôtel en bois sur l’avenue Neema avant de se propager rapidement à l’ensemble du quartier. Seize parcelles et plus de cinquante maisonnettes sont parties en fumée, dont une dizaine d’établissements commerciaux. Aucune perte en vies humaines n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont considérables, laissant de nombreuses familles sans abri.
Une propagation fulgurante favorisée par l’urbanisation anarchique
Selon des sources locales, la configuration anarchique des constructions a facilité la progression rapide des flammes. Les habitations, majoritairement en bois et très rapprochées, n’ont laissé aucune chance aux riverains de protéger leurs biens. Les marchandises et les biens de valeur ont été réduits en cendres, aggravant le bilan matériel. Cette réalité urbaine, fréquente dans de nombreuses localités de la province, soulève une question de fond : comment prévenir de tels drames quand l’habitat échappe à toute planification ?
Des familles contraintes à la précarité
Au lendemain du sinistre, de nombreuses familles se retrouvent sans toit, contraintes de passer la nuit à la belle étoile ou de trouver refuge dans les villages voisins. La perte des commerces, souvent uniques sources de revenus, plonge ces ménages dans une incertitude économique immédiate. L’absence de solution d’hébergement d’urgence accentue la vulnérabilité des sinistrés, en particulier des enfants et des personnes âgées. Pour ces populations, la reconstruction ne se limite pas aux murs : il faut aussi retrouver des moyens de subsistance et un minimum de dignité.
Un appel à l’aide porté par la société civile
Face à cette situation, Mandevu Dieudonné Martin Fils, de la société civile « Mbombokis Bikenge », a lancé un appel à l’aide. Il exhorte les autorités provinciales et nationales, ainsi que les organisations humanitaires, à intervenir en urgence pour apporter une assistance aux sinistrés. Cet appel met en lumière le rôle crucial des structures communautaires dans la mobilisation des secours, souvent en première ligne lorsque les réponses institutionnelles tardent. La société civile devient ainsi le relais des voix sans écho, rappelant que derrière les bilans chiffrés se cachent des vies bouleversées.
Une enquête ouverte, des responsabilités à établir
Les autorités locales ont ouvert une enquête pour identifier les causes exactes du sinistre et établir un bilan précis des pertes. Cette démarche est essentielle pour déterminer d’éventuelles responsabilités et prévenir de futurs drames. En attendant, l’urgence humanitaire reste entière : les sinistrés ont besoin d’abris, de nourriture et de soutien psychologique. La solidarité des villages voisins, déjà observée, ne saurait suffire face à l’ampleur des besoins. L’incendie de Bikenge illustre une fois de plus la fragilité des zones rurales face aux risques, et la nécessité d’une réponse publique à la hauteur des enjeux.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: mediacongo.net
