AccueilActualitéSantéWalikale : chef de Kanune disparu après son arrestation par l’AFC/M23

Walikale : chef de Kanune disparu après son arrestation par l’AFC/M23

Le chef du village Kanune, Kimbere Mugheni, est porté disparu depuis près d’une semaine dans le groupement Ikobo, en territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Son arrestation présumée par les rebelles de l’AFC/M23, qui l’accusaient de collaborer avec les wazalendo, soulève de vives inquiétudes quant à son sort et illustre les risques encourus par les civils dans les zones sous contrôle rebelle.

Une disparition qui inquiète la communauté locale

L’alerte a été lancée par le chef de groupement Ikobo, Mwami Godefroid Makasi Likanga. Selon lui, Kimbere Mugheni a été arrêté par des éléments de l’AFC/M23, qui contrôlent actuellement cette zone. Les rebelles avaient par la suite affirmé avoir libéré le chef du village. Toutefois, une semaine après cette annonce, l’intéressé n’a toujours pas regagné son domicile et demeure introuvable.

Cette situation crée une profonde angoisse au sein de la communauté. Le chef de groupement appelle les autorités compétentes à maintenir la pression sur les responsables de l’AFC/M23 afin que le chef du village Kanune soit retrouvé sain et sauf. La disparition d’une figure locale d’autorité est un signal alarmant pour les habitants, qui craignent pour leur propre sécurité.

Un contexte d’arrestations répétées de civils

Cette disparition intervient dans un contexte marqué par des arrestations de civils dans plusieurs zones contrôlées par l’AFC/M23. Des organisations de défense des droits humains ont, à plusieurs reprises, dénoncé ces arrestations, dont certaines seraient motivées par des accusations de collaboration avec les wazalendo. Si certaines personnes ont finalement été libérées, d’autres, selon ces organisations, n’ont pas regagné leurs familles, alimentant les inquiétudes sur leur sort.

Le cas de Kimbere Mugheni s’inscrit donc dans une dynamique plus large de détentions arbitraires présumées. Les civils, en particulier ceux soupçonnés de liens avec les groupes armés locaux, sont exposés à des risques accrus. Cette insécurité juridique et physique pèse lourdement sur la population, qui vit dans la peur constante d’être arrêtée ou de voir disparaître un proche.

La nécessité d’une action urgente des autorités

Face à cette situation, la demande du chef de groupement Ikobo met en lumière la responsabilité des autorités congolaises et des acteurs humanitaires. Il est crucial que des démarches soient entreprises rapidement pour obtenir des informations sur le sort de Kimbere Mugheni et garantir sa libération s’il est toujours détenu. La protection des civils dans les zones de conflit doit rester une priorité absolue.

La disparition d’un chef de village n’est pas un fait isolé ; elle révèle les défis sécuritaires et humanitaires auxquels sont confrontées les populations du Nord-Kivu. Les organisations de défense des droits humains continuent de documenter ces cas, mais sans une action concertée des autorités et de la communauté internationale, le cycle de violences et d’incertitudes risque de se perpétuer.

A lire aussi : AFC/M23 accentue la pression sur Masisi et Walikale au Nord-Kivu ; Foudre à Kibua, Walikale, Nord-Kivu : un mort et trois blessés

Article Ecrit par Amissi G

Source: Actualite.cd

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