La situation sécuritaire reste préoccupante ce samedi 12 septembre 2026 à Bitoy, dans la localité Butsike, en groupement Nyamaboko 1er, territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Depuis les premières heures de la matinée, des affrontements opposent les forces gouvernementales, appuyées par les Wazalendo, aux rebelles de l’AFC/M23 présents dans la zone. Ces combats surviennent au lendemain de la reprise de Mahanga par les forces gouvernementales, une avancée qui a modifié le rapport de force local et ravivé les craintes des civils.
Une progression militaire qui déplace le front vers Bitoy
Après avoir repris Mahanga vendredi 11 septembre, les FARDC et leurs alliés Wazalendo ont poursuivi leur progression en direction des positions tenues par l’AFC/M23, notamment vers Bitoy. Cette localité, située dans le groupement Nyamaboko 1er, devient ainsi un nouveau point de friction. Des tirs d’armes légères et lourdes sont rapportés dans la zone depuis ce matin, selon plusieurs sources locales. Cette dynamique illustre la volonté des forces gouvernementales de consolider leurs gains territoriaux, mais elle expose aussi les populations à de nouveaux risques. Les combats se déroulent dans un environnement où les positions changent rapidement, rendant difficile toute anticipation pour les habitants.
Une population exposée à l’incertitude
Les habitants des villages environnants vivent dans l’inquiétude face à la reprise des combats. La situation reste volatile sur le terrain et demeure évolutive. Pour l’heure, aucun bilan fiable des affrontements n’est disponible. Les informations sur d’éventuelles pertes humaines ou des dégâts matériels restent également à confirmer. Cette absence de données précises complique l’évaluation de l’impact humanitaire immédiat, mais elle souligne la nécessité d’une vigilance accrue pour les civils. Dans ce contexte, les déplacements de population pourraient s’intensifier si les affrontements persistent, même si aucun mouvement massif n’a encore été signalé.
Un contexte de tensions persistantes au Nord-Kivu
Ces affrontements s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions dans la région. La reprise de Mahanga par l’armée, après trois jours de combats, avait été présentée comme une avancée significative. Cependant, la poursuite des opérations vers Bitoy montre que la zone reste disputée. Les rebelles de l’AFC/M23, bien que repoussés de certaines positions, conservent une capacité de résistance. Cette situation rappelle la fragilité de la sécurité dans le territoire de Masisi, où les populations sont régulièrement prises entre les feux des belligérants. Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan officiel, et les combats pourraient se poursuivre dans les prochaines heures, prolongeant l’incertitude pour les communautés locales.
En attendant des informations plus précises, la prudence reste de mise pour les habitants de Bitoy et des localités voisines. La communauté internationale et les acteurs humanitaires suivent de près l’évolution de la situation, alors que les besoins en protection et en assistance pourraient augmenter si la violence se prolonge. La priorité immédiate demeure la sécurité des civils, qui subissent une nouvelle fois les conséquences d’un conflit aux dynamiques complexes.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
