Le gouvernement congolais a présenté un portefeuille de 506 projets prioritaires pour la période 2024-2026, représentant un investissement global de 12 milliards de dollars américains. Cette annonce, faite lors de l’exercice de redevabilité du Gouvernement Suminwa II, met en lumière les choix stratégiques de l’exécutif pour relancer l’économie et améliorer les conditions de vie des populations.
Le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo Mbwizya, a détaillé ces chiffres. Près de 6 milliards USD ont déjà été décaissés, et 153 projets sont inscrits dans le budget national 2026. Cette planification s’appuie sur le Plan national stratégique de développement (PNSD) 2024-2028, qui constitue la colonne vertébrale de l’action gouvernementale.
Une planification fondée sur des données fiables
Guylain Nyembo a insisté sur la nécessité d’une planification moderne, fondée sur des données fiables et capable d’accompagner les grandes réformes structurelles du pays. Cette approche vise à aligner les investissements sur la vision de développement à l’horizon 2050. Le PNSD repose sur cinq axes : le développement des infrastructures, la diversification de l’économie, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement du capital humain et le développement durable des provinces.
Dans le domaine des infrastructures, les priorités concernent notamment l’énergie, les routes et les transports. Ces secteurs sont essentiels pour désenclaver les régions, faciliter les échanges et réduire les coûts logistiques, ce qui peut avoir un impact direct sur le pouvoir d’achat des ménages.
Diversifier l’économie pour créer des emplois
Le gouvernement entend accélérer la transformation locale des ressources minières et agricoles. L’objectif est de réduire la dépendance à l’exportation des matières premières et de créer davantage de valeur et d’emplois. Cette stratégie pourrait permettre de stabiliser les revenus des travailleurs et de renforcer la résilience économique face aux fluctuations des cours mondiaux.
L’exécutif ambitionne de porter progressivement la croissance économique à 10 %, contre environ 5,7 % actuellement. Pour y parvenir, il mise sur l’investissement et la diversification. Une croissance plus élevée pourrait se traduire par une augmentation des recettes fiscales, permettant de financer davantage de services publics.
Préparer des projets bancables pour attirer les capitaux
Pour attirer davantage de capitaux privés, le ministère du Plan travaille à la constitution d’un portefeuille de projets bancables à travers l’Unité de Conseil et de Coordination des Partenariats public-privé (UCPPP). Cette démarche vise à mieux préparer les projets et faciliter leur financement. Des projets bien structurés réduisent les risques pour les investisseurs et accélèrent leur mise en œuvre.
La réussite de ces initiatives dépendra de la capacité du gouvernement à maintenir un cadre macroéconomique stable et à garantir la transparence dans la gestion des fonds. Les prochaines étapes incluront le suivi de l’exécution budgétaire et l’évaluation de l’impact des projets sur le terrain.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
