La question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) reste le principal point de friction entre la RDC et le Rwanda. Mercredi 9 septembre 2026, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, Kigali a accusé Kinshasa de maintenir une collusion avec les rebelles hutu rwandais au lieu de procéder à leur neutralisation militaire totale.
Une accusation portée devant le Conseil des droits de l’homme
Le représentant rwandais a déclaré que « le régime de Kinshasa est responsable de l’amplification des discours de haine et du financement et de l’armement de groupes armés, notamment les Wazalendo et les FDLR, un groupe terroriste armé sanctionné par l’ONU ». Il a martelé qu’une paix durable exige de s’attaquer aux causes profondes des conflits, notamment la pauvreté, l’exclusion, la faiblesse des institutions et le déni des droits fondamentaux, par la prévention, la réconciliation, la redevabilité et le développement inclusif.
Kigali a également rejeté toute responsabilité dans la crise sécuritaire de l’est de la RDC, dénonçant une tentative de politiser les travaux du Conseil et d’externaliser la responsabilité des souffrances infligées aux citoyens congolais « par ses propres actions ».
Divergence sur la méthode de neutralisation des FDLR
La RDC et le Rwanda ne s’entendent pas sur la méthodologie de neutralisation des FDLR. Alors que Kigali exige une action militaire, Kinshasa mise sur un désarmement volontaire. Cette approche congolaise a été actée par la communauté internationale. Fin août, le président rwandais Paul Kagame a qualifié les initiatives de Kinshasa de « superficielles » et insuffisantes. Pour lui, cette démarche permet aux FDLR de tenter une transition vers une entité politique légitime, alors que le Rwanda les considère comme une menace existentielle globale, issue des milices responsables du génocide des Tutsis en 1994.
Le Rwanda maintient que la coopération opérationnelle entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les FDLR n’a jamais cessé sur le terrain, malgré les interdictions officielles de Kinshasa.
Un différend qui pèse sur les initiatives diplomatiques
Cette discorde persistante met en péril les initiatives diplomatiques en cours, galvaudant ainsi l’espoir de paix suscité par les accords de Washington, négociés par l’administration Trump. Dans sa déclaration, le diplomate rwandais a souligné la nécessité de relever les nouveaux défis, tels que le changement climatique, la désinformation sur les plateformes numériques et la fracture numérique. Selon lui, ces défis requièrent une collaboration multilatérale efficace plutôt que des réponses fragmentées ou politisées.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
