Un mémorandum d’entente signé ce mercredi 9 septembre 2026 entre l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) et l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC) vise à mieux connecter les grands investissements étrangers aux entreprises locales. L’accord, paraphé à Kinshasa, prévoit un partage d’informations sur les projets en cours et à venir, une identification conjointe des opportunités de sous-traitance et une facilitation de l’accès des entreprises à capitaux congolais aux marchés générés par ces investissements.
Pour le Directeur Général de l’ARSP, Juan Ted Beleshayi Kasanda, il s’agit de « créer davantage de passerelles entre les investissements et les entrepreneurs congolais ». L’objectif affiché est de faire de chaque dollar d’investissement étranger une opportunité d’affaires pour l’entrepreneur congolais et une source de création de richesse locale.
Un cadre pour orienter les retombées locales
Le rapprochement entre l’ARSP, garante de la loi sur la sous-traitance, et l’APCSC, bras opérationnel de l’État dans le suivi des grands contrats de collaboration, marque une volonté commune de rompre avec un modèle où les grands chantiers profitent peu au tissu entrepreneurial local. Concrètement, le mémorandum organise une circulation d’informations entre les deux institutions publiques afin d’anticiper les besoins des projets structurants et d’y associer davantage de petites et moyennes entreprises congolaises.
Cette coordination doit permettre d’identifier, en amont, les segments d’activité où des entreprises locales peuvent intervenir. L’enjeu est de transformer la présence d’investisseurs étrangers en commandes effectives pour les opérateurs économiques nationaux, plutôt qu’en simple exécution de contrats par des acteurs extérieurs.
Des effets attendus sur l’emploi et les compétences
En intégrant davantage de PME congolaises dans la chaîne de valeur des projets, les deux institutions espèrent favoriser l’emploi local et le transfert de compétences. Le mémorandum ne crée pas de nouvelles obligations légales, mais il instaure un mécanisme de suivi et de partage d’informations susceptible d’améliorer l’application effective de la réglementation sur la sous-traitance.
Pour les entrepreneurs, l’accès aux marchés générés par les conventions de collaboration et les partenariats étrangers représente un débouché potentiel. La facilitation annoncée par l’ARSP et l’APCSC pourrait réduire les obstacles d’information et de mise en relation qui limitent souvent la participation des entreprises locales aux grands projets.
Une coopération institutionnelle à consolider
Le mémorandum d’entente reste un document d’orientation : sa portée dépendra de la mise en œuvre effective des trois axes prévus. Le partage d’informations, l’identification conjointe des opportunités et la facilitation d’accès aux marchés devront se traduire par des procédures concrètes et un suivi régulier.
La signature de cet accord intervient dans un contexte où la question de la préférence nationale et de la participation des acteurs économiques congolais aux grands investissements demeure un sujet sensible. En formalisant leur collaboration, l’ARSP et l’APCSC posent un cadre qui pourrait, à terme, renforcer la place des entreprises locales dans les projets d’envergure.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
