À Kindu, l’Université Mapon a accueilli une session de formation destinée aux comités de gestion des établissements d’enseignement supérieur et universitaire du Maniema. Organisée dans le cadre de l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), cette formation porte sur l’utilisation et l’appropriation des outils et plateformes numériques du ministère. Depuis le lundi 7 septembre, des formateurs venus de Kinshasa partagent leur expertise avec les responsables locaux.
Cette initiative soulève une question centrale : comment le numérique peut-il transformer la gouvernance universitaire dans une province où les défis d’infrastructure et de formation restent importants ? L’enjeu dépasse la simple modernisation technique. Il touche à la capacité des institutions à offrir un service public de qualité et à renforcer la confiance des étudiants et des familles.
Un levier de modernisation pour la gestion académique
La formation s’inscrit dans les orientations nationales du secteur, notamment le Plan national sous-sectoriel du numérique de l’ESURSI. Ce plan fait du numérique un levier de modernisation de la gestion académique, d’amélioration de la gouvernance universitaire et d’alignement aux standards internationaux. Pour les établissements du Maniema, l’appropriation de ces outils pourrait réduire les lenteurs administratives et améliorer la transparence.
L’Université Mapon, avec son orientation vers les nouvelles technologies et l’innovation, se positionne comme un acteur clé de cette dynamique. En accueillant la formation, elle réaffirme son engagement à accompagner la transformation numérique de l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo. Ce rôle d’hôte illustre aussi la place qu’occupe l’institution dans le paysage universitaire provincial.
Des responsables outillés pour une gouvernance plus efficace
Les membres des comités de gestion sont les premiers bénéficiaires de cette session. Leur formation aux outils numériques du ministère vise à renforcer leurs capacités de pilotage et de suivi. À terme, cela pourrait se traduire par une meilleure gestion des ressources, des inscriptions et des parcours étudiants. Pour les citoyens, l’enjeu est concret : un système universitaire plus réactif et plus fiable.
La présence de formateurs venus de Kinshasa témoigne d’une volonté de décentraliser l’expertise et d’harmoniser les pratiques. Cette approche pourrait favoriser une appropriation locale des outils, à condition que les équipements et la connectivité suivent. La formation ne règle pas tout, mais elle pose un jalon important.
Un engagement institutionnel à consolider
L’accueil de cette activité par l’Université Mapon n’est pas anodin. Il signale une volonté de jouer un rôle moteur dans la modernisation du secteur. Pour que cet élan se traduise en résultats durables, il faudra un suivi régulier et des moyens adaptés. Les prochaines étapes seront déterminantes pour mesurer l’impact réel de cette initiative sur le terrain.
En attendant, cette session de formation marque une avancée symbolique et pratique. Elle rappelle que la transformation numérique de l’enseignement supérieur ne se décrète pas seulement à Kinshasa, mais se construit aussi dans les provinces, avec les acteurs locaux.
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Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
