La coopération entre l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) et le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) entre dans une phase de modernisation. Ce lundi, à Kinshasa, le directeur général de l’OGEFREM, Olivier Tshibola Mukuma, a rencontré son homologue du FPI, Hervé Claude Batukonke, pour évaluer le protocole d’accord signé en 2010 entre les deux établissements publics. Les discussions ont porté sur la signature d’un avenant à cet accord et sur la digitalisation de la collecte de la Taxe de promotion de l’industrie (TPI).
Un avenant pour actualiser un accord vieux de plus d’une décennie
Le protocole d’accord de 2010 encadre la collaboration entre l’OGEFREM et le FPI, notamment dans la perception de la TPI. Cette taxe est prélevée sur les importations et sert à financer la promotion industrielle en République démocratique du Congo. Les deux responsables ont convenu de la nécessité de signer un avenant pour adapter ce cadre aux réalités actuelles. L’objectif est de moderniser le mécanisme de collecte afin de le rendre plus efficace et plus transparent.
Cette actualisation intervient dans un contexte où les outils numériques offrent des possibilités nouvelles pour la gestion des recettes publiques. En adaptant l’accord de 2010, les deux institutions cherchent à tirer parti de ces avancées pour améliorer le recouvrement de la TPI. La signature de l’avenant devrait ainsi poser les bases juridiques nécessaires à la mise en œuvre des réformes envisagées.
La digitalisation comme levier de transparence et de traçabilité
La réforme envisagée prévoit la digitalisation de l’ensemble des opérations liées à la collecte de la TPI auprès des opérateurs économiques importateurs assujettis. Cette transition numérique devrait renforcer la transparence, accélérer les procédures et améliorer la traçabilité des opérations. Pour les entreprises, cela signifie des démarches simplifiées et un suivi plus fiable des paiements. Pour l’État, c’est un moyen de sécuriser les recettes et de limiter les risques de fraude ou de perte d’information.
La digitalisation pourrait également réduire les délais de traitement et les coûts administratifs liés à la collecte manuelle. En automatisant certaines étapes, les opérateurs économiques pourraient bénéficier d’un environnement plus prévisible, ce qui est un facteur important pour la compétitivité des entreprises. La traçabilité accrue des paiements devrait aussi faciliter les contrôles et renforcer la confiance entre les acteurs publics et privés.
Un accompagnement du FPI pour les projets de l’OGEFREM
Au cours de la séance, Olivier Tshibola Mukuma a présenté plusieurs projets initiés à l’OGEFREM, pour lesquels l’établissement souhaite bénéficier de l’accompagnement du FPI. Les deux parties ont également convenu de mettre en place un cadre permanent de concertation ainsi que des points focaux chargés d’assurer le suivi des décisions issues de leurs échanges. Cette structuration vise à garantir une mise en œuvre effective des réformes et un dialogue continu entre les deux institutions.
La mise en place de points focaux permettra de disposer d’interlocuteurs identifiés au sein de chaque organisme, ce qui devrait faciliter la coordination et le suivi des actions communes. Le cadre permanent de concertation offrira un espace pour évaluer régulièrement les progrès réalisés et ajuster les stratégies si nécessaire. Cette approche institutionnelle est essentielle pour assurer la pérennité des réformes engagées.
Cette rencontre marque une étape concrète vers une gestion plus moderne et plus transparente de la Taxe de promotion de l’industrie. En digitalisant la collecte et en renforçant la coopération institutionnelle, l’OGEFREM et le FPI entendent améliorer l’environnement des affaires et la mobilisation des ressources destinées au développement industriel du pays.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
