La Journée internationale de la coopération policière, célébrée ce lundi 7 septembre 2026 à Beni, a été l’occasion pour les autorités du Nord-Kivu de rappeler le rôle de la police dans la protection des personnes vulnérables et la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Le vice-gouverneur de la province, le commissaire divisionnaire Louis Segond Karawa, a insisté sur la nécessité d’un comportement exemplaire des agents, en particulier face à la résurgence de la maladie à virus Ebola.
Un appel à l’exemplarité dans un contexte sanitaire tendu
Dans son intervention, Louis Segond Karawa a exhorté les policiers à adopter une conduite irréprochable dans l’exercice de leurs missions. Il a souligné que la résurgence d’Ebola exigeait une vigilance accrue et un respect strict des mesures barrières. Le vice-gouverneur a également demandé aux forces de l’ordre de contribuer activement à la sensibilisation de la population sur les comportements permettant de limiter la propagation du virus.
Cette exigence d’exemplarité s’inscrit dans un contexte où la confiance entre la population et les institutions est mise à l’épreuve. En adoptant eux-mêmes les gestes de prévention, les policiers peuvent montrer l’exemple et encourager les habitants de Beni et des environs à faire de même. La crédibilité de l’action policière en matière de santé publique dépend en grande partie de la cohérence entre les discours et les actes.
Lutter contre la désinformation, un enjeu de santé publique
Le commissaire divisionnaire a mis en avant le rôle de la police dans la lutte contre la désinformation et les rumeurs liées à la maladie. Selon lui, les agents doivent être des relais d’information fiables pour aider les communautés à adopter les bons gestes. Cette approche vise à renforcer la confiance entre la population et les institutions, un élément jugé essentiel pour une réponse efficace à l’épidémie.
Dans une région où les rumeurs peuvent se propager rapidement, la police dispose d’une présence de proximité qui peut faciliter la diffusion de messages clairs et vérifiés. En relayant les consignes des autorités sanitaires, les agents contribuent à créer un environnement où les informations exactes circulent plus vite que les fausses nouvelles. Cela peut aider à éviter des comportements à risque et à orienter les personnes vers les services de santé appropriés.
Une coopération renforcée entre police, santé et communauté
Les autorités présentes à Beni ont insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les services de sécurité, les acteurs sanitaires et la communauté. Cette synergie est considérée comme indispensable pour faire face aux défis sécuritaires et sanitaires dans la province. La célébration de cette journée a ainsi permis de rappeler que l’action policière ne se limite pas au maintien de l’ordre, mais inclut une dimension de proximité et de responsabilité sociale.
Cette coopération peut prendre plusieurs formes concrètes : partage d’informations sur les zones à risque, appui logistique aux équipes de vaccination, ou encore participation à des campagnes de sensibilisation porte-à-porte. En travaillant main dans la main avec les acteurs de santé et les leaders communautaires, la police peut contribuer à une réponse plus coordonnée et plus efficace face à Ebola, tout en renforçant la légitimité de son action auprès des populations.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
