Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a rendu son verdict ce jeudi 27 août 2026 dans le procès opposant la justice à la chanteuse Rebo Tchulo. L’artiste a été condamnée à 12 mois de servitude pénale avec sursis, une peine qui lui permet d’éviter l’incarcération. Après plusieurs semaines de procédure, la juridiction militaire a donc choisi de ne pas envoyer la chanteuse en prison. Rebo reste libre à l’issue de cette décision, même si la condamnation prononcée demeure inscrite dans le cadre du sursis.
Le tribunal a également levé la mesure qui limitait ses déplacements à l’extérieur du pays. La chanteuse retrouve ainsi sa liberté de mouvement et pourra de nouveau voyager sans être bloquée au niveau de l’aéroport. Autre point important du verdict, Rebo ne devra pas payer les 250 000 USD réclamés par la partie civile au titre des dommages et intérêts.
Une condamnation avec sursis et une levée des restrictions
La décision du tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema intervient après plusieurs semaines d’audiences. La chanteuse Rebo Tchulo était poursuivie dans une affaire ayant également impliqué plusieurs militaires. Le tribunal a entendu les parties, examiné les éléments versés au dossier ainsi que les arguments de l’accusation et de la défense. Au terme de cette procédure, la juridiction a prononcé une peine de 12 mois de servitude pénale avec sursis. Cette condamnation n’entraîne pas l’incarcération de l’artiste, qui demeure libre.
Le tribunal a par ailleurs levé la mesure restrictive qui empêchait Rebo Tchulo de quitter le territoire national. Cette décision met fin au blocage dont elle faisait l’objet au niveau de l’aéroport. La chanteuse retrouve ainsi la possibilité de voyager librement. Le verdict écarte également la demande de la partie civile, qui réclamait 250 000 USD de dommages et intérêts. Rebo Tchulo n’aura donc aucune somme à verser à ce titre.
La défense salue une première victoire
Me Jean-Marie Kabengala, avocat de l’artiste, a réagi après le prononcé du verdict. Il a estimé que cette issue constituait une première victoire pour sa cliente, notamment parce qu’elle échappe à la prison et retrouve sa liberté de déplacement. « Notre première manche est gagnée. Nous sommes déjà en partie satisfaits. Notre cliente n’ira pas en prison. […] Le tribunal a levé le blocus au niveau de l’aéroport, ce qui signifie que notre cliente retrouve sa liberté de mouvement, de déplacement et de voyage. Notre cliente ne paiera rien à la partie civile », a-t-il déclaré.
Cette déclaration intervient dans un contexte où le dossier a suscité une forte attention médiatique ces dernières semaines, en raison de la notoriété de Rebo Tchulo et de l’implication de plusieurs militaires poursuivis dans la même affaire. Les audiences ont permis au tribunal d’examiner les faits et les responsabilités. La décision rendue ce jeudi clôture une étape importante de cette procédure judiciaire très suivie par l’opinion publique.
Une issue judiciaire sans détention ni interdiction de voyager
Avec cette condamnation assortie du sursis, l’interprète de « Mobambo » évite finalement une détention effective. Elle sort également de cette procédure sans interdiction de voyager et sans obligation de verser les 250 000 USD sollicités par la partie civile. Le verdict du 27 août vient ainsi clôturer une étape importante de cette affaire judiciaire. La chanteuse Rebo Tchulo conserve sa liberté de mouvement et peut désormais envisager la suite de ses activités sans les restrictions qui pesaient sur elle.
Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a donc rendu une décision qui, tout en prononçant une condamnation, n’entraîne pas de privation de liberté. La levée des restrictions de voyage et l’absence de condamnation financière constituent des éléments significatifs de ce verdict. La défense de l’artiste a exprimé sa satisfaction partielle, tout en laissant entendre que d’autres étapes pourraient suivre dans ce dossier.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Eventsrdc
