AccueilActualitéÉconomieVivaTech : comment les startups africaines convertissent la visibilité en chiffre d'affaires

VivaTech : comment les startups africaines convertissent la visibilité en chiffre d’affaires

La 10e édition de VivaTech, tenue à Paris Porte de Versailles, a confirmé la place croissante des startups africaines dans l’écosystème mondial de l’innovation. Mais derrière la visibilité, la question centrale reste la conversion de cette exposition en résultats économiques concrets. Bénie Bingweli Koy, cofondatrice de Women in Tech et speaker à l’événement, décrypte les stratégies à adopter pour transformer la présence en pipeline commercial.

Une préparation stratégique avant le départ

Pour Bénie Bingweli Koy, la réussite à VivaTech dépend d’abord de la préparation. « Il ne faut pas venir en simple participant », insiste-t-elle. Chaque fondateur doit définir en amont ses objectifs : rechercher des partenaires, des clients ou des investisseurs. Cette clarification conditionne la capacité à tirer profit de l’événement. Sans stratégie claire, la participation risque de se limiter à une simple présence sans impact mesurable.

Des indicateurs de succès au-delà des candidatures

L’AfricaTech Award a enregistré plus de 260 candidatures issues de 34 pays africains, soit une hausse de 13 % par rapport à 2025. Pour Bénie Bingweli Koy, cette progression reflète l’attractivité de la plateforme, mais le véritable indicateur de succès reste la génération de chiffre d’affaires et de marges. Elle souligne que l’augmentation des candidatures signifie que des investisseurs sont à l’affût d’entreprises innovantes à financer, créant ainsi une dynamique gagnante des deux côtés.

Le rôle clé des incubateurs et des cohortes

L’accompagnement par des incubateurs ou des délégations nationales apparaît comme un facteur déterminant. Bénie Bingweli Koy observe que les startups venues en cohorte, comme celles du Sénégal ou de la Côte d’Ivoire, bénéficient d’une meilleure visibilité. À l’inverse, les entrepreneurs isolés, notamment ceux de la RDC qui se déplacent à leurs propres frais, rencontrent plus de difficultés. Elle appelle les autorités congolaises à mettre en place des formations au networking et à favoriser les participations groupées.

Transformer les contacts en relations durables

Le networking ne s’arrête pas à la fin de l’événement. Bénie Bingweli Koy recommande d’utiliser la plateforme en ligne pour identifier les profils pertinents, d’engager le contact avant, pendant et après VivaTech. « Le networking, c’est une relation qu’on entretient », rappelle-t-elle. Il ne s’agit pas de collectionner des cartes de visite, mais de construire des collaborations stratégiques, y compris panafricaines, pour ouvrir de nouveaux marchés.

Mesurer l’impact sur le long terme

L’impact de la présence à VivaTech doit être évalué sur plusieurs mois. Bénie Bingweli Koy propose de suivre des indicateurs précis : nouveaux clients, marchés ouverts, financements obtenus, partenariats conclus. Elle insiste sur la nécessité d’un suivi à 3, 6 et 12 mois pour vérifier si les contacts ont été exploités. Cette approche permet de transformer la visibilité en capital, en marchés et en croissance durable, plutôt qu’en simple notoriété éphémère.

Article Ecrit par Amissi G

Source: Eventsrdc

Commenter
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Are you human? Please solve:Captcha


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Débrief du 6 septembre 2026 : Ebola, crise humanitaire et refus d’une nomination rebelle

La RDC intensifie sa lutte contre Ebola avec un plan de 1,3 milliard USD et des appuis internationaux. À Walikale, l'afflux de déplacés sature les capacités d'accueil. Un professeur refuse une nomination de l'AFC-M23, tandis que Nicolas Kazadi trace trois priorités économiques.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques