La République démocratique du Congo et la République centrafricaine ont signé, vendredi, deux mémorandums d’entente portant respectivement sur la formation militaire et le renseignement militaire. La cérémonie s’est déroulée en présence du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, et de son homologue centrafricain, Rameaux Claude Bireau, ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée de la République centrafricaine.
Un engagement de non-agression réaffirmé par Bangui
Le ministre centrafricain a réaffirmé la position de Bangui quant à ses relations avec Kinshasa, dans un contexte régional marqué par d’importants enjeux sécuritaires. « La République centrafricaine ne servira jamais de base arrière pour une quelconque attaque de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré. Cette déclaration vise à dissiper toute inquiétude quant à l’utilisation du territoire centrafricain comme point de départ d’opérations hostiles contre la RDC.
Une coopération militaire structurée et orientée vers des résultats
Pour sa part, Me Guy Kabombo Muadiamvita a présenté la signature de ces deux instruments comme une nouvelle étape dans la consolidation du partenariat militaire entre les deux pays. Il a appelé à une coopération « sincère, structurée, régulière et orientée vers des résultats ». Le Vice-Premier ministre a notamment insisté sur la nécessité de traduire les engagements contenus dans ces mémorandums en actions concrètes, afin d’éviter que ces accords ne restent lettre morte.
Des domaines de coopération précis et un suivi opérationnel
Ces deux accords s’inscrivent dans le prolongement de l’Accord de coopération militaire signé à Kinshasa le 18 octobre 2024. Ils font également suite aux recommandations issues de la rencontre bilatérale tenue à Bangui le 11 mai 2026. Dans le domaine de la formation, les deux pays prévoient notamment le renforcement des capacités, l’organisation de formations spécialisées, les échanges d’expertise ainsi qu’une coopération accrue entre les écoles et académies militaires. Le volet consacré au renseignement militaire prévoit, quant à lui, le développement de la collaboration entre les services compétents, notamment à travers l’échange d’informations, des consultations régulières et une meilleure coordination face aux menaces transfrontalières.
La mise en œuvre de ces engagements devrait notamment passer par la désignation de points focaux, l’élaboration d’un calendrier opérationnel et la mise en place d’un mécanisme de suivi régulier. Pour Kinshasa et Bangui, cette coopération renforcée doit contribuer à consolider les capacités des forces de défense, à améliorer le partage d’informations et à répondre plus efficacement aux défis sécuritaires communs. Ces mécanismes de suivi sont essentiels pour garantir que les intentions affichées se traduisent par des avancées mesurables sur le terrain.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
