Le comité provincial de sécurité du Haut-Uele a instauré un couvre-feu nocturne à Isiro et dans ses environs. La mesure, annoncée le mercredi 19 août 2026, interdit toute circulation de 22 heures à 5 heures du matin, à l’exception des services de sécurité chargés de la protection des personnes et des biens.
Cette décision fait suite à une réunion extraordinaire de sécurité tenue le 17 août. Le communiqué officiel évoque des cas de banditisme, de criminalité et de vols à main armée constatés dans la ville d’Isiro et ses alentours. Le couvre-feu est présenté comme un moyen de lutter contre l’insécurité.
Un cadre légal et sécuritaire précis
Le communiqué précise que la mesure découle d’une recommandation de la réunion extraordinaire de sécurité du 17 août. Le comité provincial de sécurité a décrété le couvre-feu sur toute l’étendue de la ville d’Isiro et ses environs. La plage horaire retenue, de 22 heures à 5 heures du matin, vise à restreindre les déplacements nocturnes.
Seuls les services de sécurité chargés d’assurer la protection de la population et de ses biens sont autorisés à circuler durant cette période. Le communiqué ne mentionne pas d’autres exceptions, notamment pour les personnels de santé ou les travailleurs de nuit. Cette restriction stricte souligne la volonté des autorités provinciales de contrôler les mouvements nocturnes, souvent propices aux actes criminels.
Un appel à la vigilance citoyenne
Le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Ordre public, Décentralisation et Droits humains, Alexis Ambembela, a invité les habitants au respect de cette mesure. Il a également appelé la population à dénoncer tout mouvement suspect aux services compétents.
Cette double injonction – respect du couvre-feu et signalement des comportements suspects – place les résidents d’Isiro au cœur du dispositif de sécurisation. Le communiqué ne précise pas les sanctions encourues en cas de non-respect du couvre-feu. L’absence de précision sur les sanctions pourrait susciter des interrogations quant à l’application effective de la mesure.
Une réponse à une insécurité documentée
La décision du comité provincial de sécurité intervient dans un contexte de recrudescence des actes de banditisme et de criminalité à Isiro. Le communiqué cite explicitement les vols à main armée parmi les faits ayant motivé la mesure. Aucun bilan chiffré ni détail sur les incidents récents n’est fourni.
Le couvre-feu s’applique à la ville d’Isiro et à ses environs, sans que le périmètre exact ne soit délimité dans le communiqué. La durée de la mesure n’est pas non plus précisée, laissant ouverte la question de sa prolongation ou de sa levée. Les autorités provinciales n’ont pas communiqué de calendrier pour une éventuelle réévaluation de la situation sécuritaire.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
