Une attaque de drones a visé l’hôtel Mwalu à Fizi-Centre, dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu, dans la nuit du mardi au mercredi 19 août 2026. Le bilan fait état de deux blessés graves et d’importants dégâts matériels, selon le secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu.
Les faits se sont déroulés aux alentours de 1 heure du matin. Deux bombes auraient été larguées par des drones de type TB2 alors que l’établissement hébergeait des civils. Aucun décès n’a été rapporté à ce stade par les autorités militaires.
Une violation du droit humanitaire dénoncée par l’armée
Dans une déclaration relayée par le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, l’armée condamne fermement ce qu’elle qualifie de nouvelle attaque contre une installation civile. Les autorités militaires estiment que cette attaque constitue une violation du droit international humanitaire ainsi que des engagements issus des accords de Washington.
Elles attribuent ces frappes aux Forces de défense rwandaises (RDF), affirmant que les drones auraient été pilotés depuis le Rwanda. Cette accusation n’a pas fait l’objet d’une confirmation indépendante à ce stade.
La protection des civils au cœur des préoccupations
Le commandant du secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, le colonel Apoko Bangala Michel, assure que les Forces armées restent déterminées à protéger la population face aux menaces sécuritaires dans la région. L’armée annonce également une riposte à ces attaques, sans toutefois préciser la nature ni les modalités des éventuelles opérations envisagées.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans le territoire de Fizi, où les populations civiles restent exposées aux affrontements et aux opérations militaires. Les blessés ont été pris en charge, mais leur état de santé n’a pas été détaillé par les sources officielles.
Un climat d’insécurité persistant
L’incident de Fizi-Centre s’inscrit dans une série d’événements qui fragilisent la région. Les autorités militaires n’ont pas communiqué sur l’identité des victimes ni sur l’ampleur exacte des dégâts matériels. La prudence reste de mise quant aux responsabilités, en attendant d’éventuelles enquêtes ou confirmations indépendantes.
La population de Fizi-Centre, déjà éprouvée par des années de conflit, voit une nouvelle fois une infrastructure civile touchée. Les conséquences humanitaires et sécuritaires de cette attaque pourraient aggraver la situation locale, mais aucun élément factuel ne permet à ce stade d’en mesurer l’étendue.
L’armée congolaise, par la voix de son porte-parole, a insisté sur le caractère délibéré de cette frappe contre un lieu accueillant des civils. Le choix de l’hôtel Mwalu, un établissement privé, soulève des interrogations sur le respect des principes de distinction et de proportionnalité dans la conduite des hostilités. Les accords de Washington, évoqués par les autorités militaires, prévoient des mécanismes de cessation des hostilités et de protection des populations civiles. Leur violation alléguée pourrait avoir des implications diplomatiques, mais aucune réaction officielle n’a été enregistrée à ce jour.
Le secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, qui couvre une partie du Sud-Kivu, est régulièrement confronté à des incursions et des affrontements. L’utilisation de drones armés dans cette zone marque une évolution des tactiques militaires, avec des risques accrus pour les civils. Les autorités n’ont pas précisé si des mesures de protection supplémentaires seraient mises en place autour des infrastructures sensibles. La riposte annoncée par l’armée reste à ce stade sans calendrier ni modalités définies, ce qui entretient l’incertitude parmi la population.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
