Le centre de santé de Kandoy, dans le secteur de Ndo en territoire d’Aru, a été le théâtre d’un incident violent ce lundi 17 août 2026. Un chauffeur d’ambulance a été grièvement blessé et trois véhicules sanitaires ont été vandalisés. Selon le colonel Richard Mbambi Kingana, administrateur policier du territoire d’Aru, ces actes seraient liés à l’opposition d’une foule au transfert d’un cas suspect d’Ebola.
Un acte qui fragilise la riposte sanitaire
Les faits se sont déroulés alors qu’une équipe tentait d’évacuer un patient présentant des symptômes évocateurs de la maladie à virus Ebola. Le colonel Richard Mbambi Kingana confirme le déroulement des événements : « C’est confirmé, il y a eu un cas de vandalisme du centre de santé de Kandoy. Le chauffeur d’une ambulance a été grièvement blessé. Trois ambulances ont également été saccagées par une foule. » Ces dégradations touchent directement les moyens logistiques essentiels pour transporter les malades et limiter la propagation du virus.
Dans le contexte de la lutte contre Ebola, les ambulances jouent un rôle crucial : elles permettent d’acheminer rapidement les patients vers des centres de traitement spécialisés, réduisant ainsi le risque de contamination au sein des communautés. La destruction de trois de ces véhicules à Kandoy représente donc une perte significative pour la capacité de réponse sanitaire locale. Elle pourrait entraîner des retards dans la prise en charge d’autres cas suspects, augmentant potentiellement le risque de propagation du virus si de nouveaux cas apparaissaient dans la zone.
Une prise en charge immédiate du blessé
Le chauffeur blessé a été rapidement admis dans une structure sanitaire de la région pour recevoir des soins. Cette information, communiquée par l’administrateur policier, montre que la priorité a été donnée à la stabilisation de la victime. La nature exacte de ses blessures n’a pas été précisée, mais leur gravité a été soulignée par les autorités locales. La rapidité de cette prise en charge est essentielle, car les traumatismes graves nécessitent une intervention médicale urgente pour éviter des complications.
Cet incident met en lumière les risques auxquels sont exposés les personnels de santé et les chauffeurs d’ambulance dans les zones touchées par Ebola. Leur travail, déjà difficile en raison de la dangerosité du virus, devient encore plus périlleux lorsque la population s’oppose aux opérations de riposte. La sécurité de ces équipes est un préalable indispensable pour assurer la continuité des soins et la surveillance épidémiologique.
Un appel au calme pour protéger les équipes médicales
Face à cette situation, le colonel Richard Mbambi Kingana a condamné ces actes et a lancé un appel à la population. Il demande aux habitants de ne pas s’attaquer aux équipes de riposte, dont le travail est indispensable pour éradiquer Ebola dans cette partie du pays. La coopération des communautés est en effet un pilier de la lutte contre les épidémies, car elle permet d’identifier rapidement les cas suspects et d’organiser leur prise en charge dans des conditions sûres.
La méfiance envers les équipes médicales peut avoir des conséquences graves : elle retarde la détection des cas, favorise la propagation du virus et met en danger la vie des patients comme celle des soignants. Les autorités locales insistent donc sur la nécessité de protéger les infrastructures et le personnel de santé, qui constituent la première ligne de défense contre Ebola. Sans cette confiance, les efforts de riposte risquent d’être compromis, avec des répercussions sanitaires potentiellement importantes pour toute la région.
Cet incident rappelle les défis auxquels sont confrontés les acteurs de la santé en Ituri, où la méfiance et les rumeurs peuvent entraver les opérations de riposte. Les autorités policières n’ont pas encore identifié les auteurs de ces dégradations, mais l’enquête se poursuit. La destruction de trois ambulances réduit temporairement la capacité de transport des patients dans la zone de Kandoy, ce qui pourrait retarder la prise en charge d’autres cas suspects si la situation sanitaire l’exigeait.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
