L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a organisé, samedi 15 août à Kinshasa, un test écrit de recrutement interne destiné à renforcer son corps d’inspecteurs. Au total, 121 candidats ont pris part à cette épreuve, marquée par la présence du ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises, Justin Kalumba, du président du conseil d’administration de l’ARSP, Fely Samuna, ainsi que du directeur général Juan Ted Beleshayi Kasanda et de son adjoint Ramazani Mwarabu.
Ce recrutement vise à doter l’institution des ressources humaines nécessaires pour veiller au respect de la loi sur la sous-traitance en République démocratique du Congo. L’enjeu est de taille : faire appliquer un cadre légal censé favoriser l’émergence d’une classe moyenne congolaise, conformément à la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Un besoin d’inspecteurs pour faire respecter la loi
Le directeur général de l’ARSP, Juan Ted Beleshayi Kasanda, a insisté sur le rôle central des inspecteurs dans la mission de l’institution. Il a comparé leur future fonction à celle de soldats engagés dans une conquête de la souveraineté économique. Selon lui, au-delà des compétences techniques, l’intégrité et le patriotisme sont des qualités indispensables pour réussir cette mission.
Cette déclaration souligne la dimension stratégique du recrutement : les inspecteurs seront chargés de contrôler le respect des règles de sous-traitance, un secteur clé pour l’économie congolaise. Leur travail pourrait avoir un impact direct sur la répartition des opportunités économiques entre les grandes entreprises et les petites structures locales.
Une épreuve encadrée par les autorités de tutelle
La présence du ministre Justin Kalumba et des responsables de l’ARSP lors du test écrit témoigne de l’importance accordée à ce processus. Le ministre a rappelé que la maîtrise de la loi sur la sous-traitance et de celle sur le contenu constitue l’armement essentiel d’un bon inspecteur. Cette exigence vise à garantir que les futurs agents disposent des connaissances nécessaires pour mener à bien leurs missions de contrôle.
Les candidats, de leur côté, ont exprimé leur motivation à servir l’État et à contribuer à la réalisation de la vision présidentielle de création d’une véritable classe moyenne en RDC. Leur engagement reflète une attente forte vis-à-vis de l’ARSP, perçue comme un levier pour une meilleure inclusion économique.
Un renforcement attendu pour l’économie congolaise
Le recrutement de nouveaux inspecteurs s’inscrit dans une logique de renforcement institutionnel. En augmentant ses effectifs, l’ARSP cherche à améliorer sa capacité de contrôle sur le terrain. Cela pourrait se traduire par une application plus stricte des règles de sous-traitance, avec des conséquences concrètes pour les entreprises locales qui espèrent accéder à des marchés jusqu’ici dominés par des acteurs étrangers ou de grande taille.
À terme, ce dispositif pourrait favoriser une redistribution plus équitable des revenus issus des grands projets, en obligeant les donneurs d’ordre à recourir davantage aux entreprises congolaises éligibles. L’efficacité de cette dynamique dépendra toutefois de la qualité du personnel recruté et des moyens mis à sa disposition pour exercer ses fonctions.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
