Un homicide attribué à un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a été condamné par la Société civile forces vives de Mabaambi, dans la chefferie de Baswagha, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Les faits se sont déroulés dans un débit de boissons, où la victime, un jeune homme d’une vingtaine d’années, a été atteinte par balle à bout portant.
Un déroulement des faits documenté par la société civile
Selon Kambasi, membre de la structure citoyenne, la victime et le militaire se trouvaient tous deux dans le même établissement au moment des faits. « C’est vraiment déplorable. Un militaire des FARDC a tiré à bout portant sur un jeune garçon. Ce jeune homme est décédé sur place. Le militaire et sa cible étaient dans un débit de boissons », a-t-il déclaré le samedi 15 août 2026 à Actu30.cd.
La Société civile forces vives de Mabaambi précise que le militaire présenté comme l’auteur des faits a rapidement été maîtrisé. Aucun détail supplémentaire n’est fourni sur les circonstances immédiates de cette interpellation. Cette maîtrise rapide a toutefois permis d’éviter que la situation ne dégénère davantage dans cette zone déjà marquée par des tensions sécuritaires.
Une exigence de justice militaire publique
La structure citoyenne demande à la justice militaire l’organisation d’une audience publique. L’objectif est que le soldat soit jugé et, s’il est reconnu coupable, condamné conformément à la loi. Cette requête s’inscrit dans un contexte de dénonciation des violations des droits humains par les habitants de cette partie du territoire de Lubero.
Pour la Société civile forces vives de Mabaambi, une audience publique constituerait un signal fort en faveur de la redevabilité des forces armées. Elle permettrait également de clarifier les responsabilités et de répondre aux attentes d’une population qui réclame que justice soit rendue de manière transparente.
Une psychose signalée dans la zone
L’assassinat a provoqué une psychose au sein de la population locale. Les habitants dénoncent une violation des droits humains, sans que des incidents ultérieurs ne soient mentionnés dans la déclaration. La Société civile forces vives de Mabaambi n’a pas communiqué de calendrier précis pour les suites judiciaires attendues.
Ce drame met en lumière les défis persistants liés à la discipline au sein des FARDC dans le territoire de Lubero. La demande d’une audience publique formulée par la société civile traduit une volonté de voir les procédures judiciaires aboutir à des sanctions effectives, afin de prévenir de nouveaux abus et de restaurer la confiance entre les forces armées et les communautés locales.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
