À Beni, la vente des unités téléphoniques fait l’objet d’une surveillance renforcée. Le chef de bureau par intérim de l’Économie nationale, Ismaël Amiri, a réuni vendredi 14 août les représentants des opérateurs Airtel, Vodacom et Orange pour dénoncer des marges jugées excessives chez les revendeurs.
Le constat est simple : un revendeur achète 100 unités à 0,96 dollar américain, soit environ 2 256 francs congolais au taux de 2 350 francs pour un dollar. Mais sur le terrain, ces mêmes 100 unités sont souvent cédées à 3 000 francs. Un écart de plus de 700 francs qui pèse directement sur le budget des ménages.
Un prix plafond fixé à 2 350 francs pour 100 unités
Pour Ismaël Amiri, le prix de vente de 100 unités ne devrait pas dépasser l’équivalent d’un dollar américain, soit 2 350 francs congolais. « C’est anormal qu’un revendeur achète 100 unités à 0,96 dollar, soit 2 256 francs congolais, et les revende ensuite à 3 000 francs », a-t-il déclaré.
Cette tarification vise à aligner le prix de détail sur le taux de change en vigueur. Elle doit permettre aux consommateurs de ne plus subir une surfacturation qui s’ajoute à la cherté de la vie. En effet, lorsque le prix d’achat auprès de l’opérateur est déjà fixé en dollars, toute majoration au moment de la revente se répercute immédiatement sur l’utilisateur final.
Des contrôles annoncés chez les revendeurs
Le chef de bureau par intérim annonce l’envoi d’inspecteurs sur le terrain. Leur mission : contrôler les points de vente et vérifier que la tarification est respectée. Les revendeurs récalcitrants s’exposent à des sanctions.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de protection du pouvoir d’achat. En encadrant le prix des unités, l’Économie nationale veut éviter que les consommateurs ne soient pénalisés par des pratiques commerciales abusives. La présence d’inspecteurs doit également dissuader les vendeurs tentés de maintenir des prix supérieurs au plafond fixé.
Un enjeu de pouvoir d’achat pour les ménages
La vente d’unités téléphoniques est un service du quotidien. Chaque franc payé en trop réduit la capacité des ménages à couvrir d’autres dépenses essentielles. Le respect du prix plafond de 2 350 francs pour 100 unités représente donc un enjeu concret pour les habitants de Beni.
Ismaël Amiri invite les revendeurs à se conformer aux prix fixés. Tout dépassement constaté lors des contrôles pourra entraîner des mesures à l’encontre des contrevenants. La vigilance des services de l’Économie nationale sera déterminante pour faire appliquer cette mesure et garantir que les consommateurs ne paient pas plus que ce que le taux de change autorise.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
