La matinée politique organisée ce jeudi 13 août au siège de l’UDPS à Kinshasa a été l’occasion pour le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya Tshilumba, de défendre le bilan du président Félix Tshisekedi. Face aux critiques, il a choisi de mettre en avant les réalisations du chef de l’État, tout en pointant la guerre comme principal obstacle à un développement plus rapide du pays. Cette prise de parole intervient dans un climat politique tendu, où la question de l’efficacité gouvernementale reste un sujet de débat public.
Un plaidoyer pour le bilan présidentiel
Devant les militants réunis, Augustin Kabuya a exprimé son incompréhension face à ceux qui accusent Félix Tshisekedi d’avoir détruit le pays. « Je ne sais pas comment des gens peuvent dire que Félix Tshisekedi a détruit ce pays en si peu de temps. Regardez ses réalisations », a-t-il lancé. Pour lui, les détracteurs auraient sciemment provoqué la guerre pour freiner les ambitions du président. Cette rhétorique vise à retourner l’argument de l’échec contre les opposants, en les présentant comme responsables des difficultés actuelles.
La guerre, un frein au développement
Le secrétaire général de l’UDPS a chiffré le coût du conflit à 6 millions de dollars par jour. Selon lui, sans cette guerre, Félix Tshisekedi aurait pu transformer la RDC en un pays développé, comparable aux États-Unis d’Amérique. Cette déclaration souligne la conviction du parti au pouvoir que les difficultés actuelles sont largement imputables à des facteurs externes. En insistant sur ce montant, Augustin Kabuya cherche à démontrer l’ampleur du sacrifice imposé à la nation et à justifier les lenteurs perçues dans la mise en œuvre des projets présidentiels.
Un appel à la reconnaissance
Augustin Kabuya a également invité les dignitaires de l’ancien régime à reconnaître leur échec face aux réalisations de l’actuel président, malgré un contexte sécuritaire et politique difficile. Cette interpellation vise à renforcer la légitimité du pouvoir en place et à discréditer les critiques émanant de l’opposition. En demandant aux anciens dirigeants d’admettre leur échec, le secrétaire général de l’UDPS cherche à établir une comparaison favorable au président Tshisekedi, tout en mobilisant les militants autour d’un récit de résilience nationale.
Cette stratégie de communication s’inscrit dans un effort plus large du parti au pouvoir pour consolider son assise populaire. En mettant l’accent sur les contraintes sécuritaires, l’UDPS tente de déplacer le débat des résultats concrets vers les obstacles rencontrés. Pour les citoyens, cette rhétorique pose la question de la responsabilité dans la conduite des affaires publiques et de la capacité du gouvernement à surmonter les défis structurels du pays.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
