La modernisation du Centre hospitalier universitaire (CHU) Renaissance, anciennement hôpital Maman Yemo, entre dans sa phase finale. C’est ce qu’a annoncé Al Kitenge, responsable du projet, à l’issue d’une visite de terrain effectuée le mardi 11 août. Cette inspection visait à vérifier l’état d’avancement des travaux et à répondre aux rumeurs d’un prétendu arrêt du chantier.
Un chantier en phase finale malgré les rumeurs
Contrairement aux informations faisant état d’une suspension des travaux, Al Kitenge a affirmé que le chantier avance normalement. « Le travail est dans la phase finale. L’entreprise CECC est en train de faire du travail à une vitesse de titan. Théoriquement, d’ici le mois de décembre, les livraisons vont devoir commencer », a-t-il déclaré. Cette précision vise à rassurer sur la continuité du projet, alors que des critiques circulaient sur un possible arrêt.
Des infrastructures pour augmenter la capacité d’accueil
Le projet prévoit une extension significative des capacités du CHU Renaissance. La capacité d’accueil devrait passer de 350 à 1 250 lits dans cette phase, avec une ambition à terme de 2 500 lits. Plusieurs complexes sont en construction : un bâtiment dédié à la chirurgie, incluant la chirurgie cardiaque pédiatrique et adulte développée dans le cadre de la coopération égypto-congolaise, un complexe polyvalent avec bureaux administratifs et centres de formation, ainsi qu’un complexe mère et enfant.
Vers un hôpital intelligent et digitalisé
Au-delà de l’extension physique, la modernisation vise à transformer le CHU Renaissance en un hôpital intelligent. L’objectif est de parvenir progressivement à un fonctionnement « zéro cash » et « zéro papier », grâce à la digitalisation des procédures et à l’utilisation des nouvelles technologies dans la gestion hospitalière. Cette transformation s’inscrit dans la dynamique de la Couverture santé universelle portée par le président de la République.
Une nouvelle morgue pour répondre à une situation critique
La délégation a également inspecté la nouvelle morgue, présentée comme l’une des plus modernes de Kinshasa. Elle dispose d’une capacité d’environ 100 places, d’un espace de thanatologie pour les études médico-légales et d’une zone de préparation des corps. Al Kitenge a expliqué que cette infrastructure répondait à une situation préoccupante : « Lorsque nous sommes arrivés ici, il y avait près de 600 corps abandonnés, entassés les uns sur les autres depuis plus de quatre ans. Nous les avons enterrés. Mais depuis que nous les avons enterrés, on a accumulé près de 400 autres corps. » Une extension supplémentaire de la morgue est envisagée pour adapter sa capacité aux besoins futurs.
Le futur CHU Renaissance devrait également abriter une structure dédiée à la médecine légale et aux sciences forensiques, avec l’ambition d’en faire un centre de référence pour l’Afrique centrale. Les responsables du chantier ont indiqué que plusieurs ajustements avaient été apportés au projet initial. À travers cette modernisation, les autorités visent à faire de cet établissement un hôpital de référence, capable d’offrir des soins spécialisés et de renforcer la formation médicale en République démocratique du Congo.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
