Le signal est clair, le coup d’envoi donné. Le gouvernement Suminwa lance une compétition inédite pour recruter les mandataires publics de quinze entreprises de l’État. Fini les quotas politiques, place au mérite et à la transparence. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 14 août 2026, a annoncé la ministre du Portefeuille dans un communiqué relayé ce mercredi 12 août par Radio Okapi.
Un processus en quatre manches éliminatoires
La sélection s’annonce serrée, avec quatre étapes décisives. D’abord, la vérification de l’éligibilité : être de nationalité congolaise, avoir entre 25 et 70 ans au 31 décembre 2026. Ensuite, l’analyse du dossier et du parcours professionnel, où la moralité et la réputation seront scrutées. Puis une épreuve écrite pour tester les capacités d’analyse et de raisonnement. Enfin, un entretien devant un panel d’experts, qui évaluera les compétences techniques, managériales et comportementales. Un rapport de classement motivé sera transmis au Président de la République pour nomination par ordonnance.
Des profils taillés pour la performance
Le ministère du Portefeuille cherche des candidats au profil complet : expérience avérée dans le secteur, maîtrise du français oral et écrit, et connaissance des outils informatiques de base. Les postulants doivent déposer leur dossier en ligne sur le site officiel www.portefeuille.gouv.cd, en cliquant sur « Postuler », puis en remplissant le formulaire et en joignant les documents requis. Après validation, un accusé de dépôt est téléchargeable.
Un virage stratégique pour les entreprises publiques
Cette réforme marque une rupture nette avec les pratiques antérieures. En misant sur la compétence plutôt que sur les équilibres politiques, le gouvernement Suminwa veut insuffler une nouvelle dynamique dans la gestion des entreprises de l’État. La balle est désormais dans le camp des candidats, qui ont jusqu’à la mi-août pour se positionner. Le compte à rebours est lancé.
La ministre du Portefeuille insiste sur la nécessité pour les candidats de finaliser leur dossier dans les délais impartis et de s’assurer qu’il est complet avant validation. Une course contre la montre s’engage pour les postulants, qui doivent démontrer leur bonne moralité et une réputation professionnelle irréprochable. Les compétences techniques, intellectuelles et managériales seront déterminantes pour franchir chaque étape de cette sélection rigoureuse.
L’épreuve écrite, conçue pour évaluer les capacités d’analyse et de raisonnement, constitue un filtre essentiel avant l’entretien final. Ce dernier, mené par un panel d’experts, permettra d’apprécier les aptitudes comportementales des candidats, au-delà de leur expertise technique. Le rapport de classement motivé, transmis au Chef de l’État, scellera le sort des prétendants aux postes de mandataires publics.
Ce processus compétitif, ouvert jusqu’au 14 août 2026, redessine le paysage des entreprises de l’État. En privilégiant le mérite, le gouvernement Suminwa envoie un message fort : la gestion des affaires publiques doit désormais rimer avec efficacité et intégrité. Les quinze entreprises concernées attendent leurs nouveaux pilotes, sélectionnés non plus par affinités politiques, mais par leur capacité à relever les défis.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
