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Miti : les piqûres de tiques, un risque sanitaire pour les enfants en vacances

Dans le groupement de Miti, en territoire de Kabare (Sud-Kivu), les vacances scolaires exposent les enfants à un risque sanitaire méconnu mais sérieux : les piqûres de tiques. Ces acariens parasites, présents dans les herbes hautes et les zones d’élevage, peuvent transmettre des infections graves. Selon les observations locales, leurs morsures sont fréquemment à l’origine d’abcès, de cas de tétanos et de fièvres hémorragiques au sein de la communauté. Face à cette menace, des mesures simples de prévention et de soins peuvent faire la différence pour protéger les plus jeunes.

Un danger zoonotique amplifié par l’environnement

Les tiques sont des parasites externes qui se nourrissent du sang de leurs hôtes, qu’il s’agisse d’animaux domestiques ou d’êtres humains. Dans la région de Miti, la présence de bétail et la végétation dense autour des habitations créent un environnement favorable à leur prolifération. Le risque est particulièrement élevé durant les vacances, lorsque les enfants jouent dans les herbes ou les zones boisées. Le docteur Arhusima Bahogwere Tharcisse, médecin vétérinaire et chercheur, explique que ces piqûres ne sont pas anodines : elles peuvent introduire des bactéries responsables du tétanos ou des virus causant des fièvres hémorragiques. Une morsure non traitée peut évoluer en abcès douloureux, nécessitant des soins médicaux urgents.

Les gestes clés pour protéger les enfants

Pour limiter les risques, le docteur Bahogwere insiste sur la surveillance constante des enfants et l’adoption de réflexes simples. Il recommande d’inspecter régulièrement leur peau, surtout après des activités en extérieur. En cas de découverte d’une tique, le retrait doit être effectué avec précaution : il ne faut pas écraser le parasite ni laisser sa partie buccale dans la peau, car cela pourrait aggraver l’infection. Le médecin vétérinaire conseille également de consulter rapidement un centre de santé si des symptômes apparaissent après une morsure, comme de la fièvre, une forte irritation, un gonflement ou un malaise. Ces mesures de premiers secours sont essentielles pour éviter des complications graves.

Assainir l’environnement pour réduire la menace

Au-delà des gestes individuels, la prévention passe par l’entretien des espaces de vie. Le docteur Bahogwere appelle les parents à assainir les lieux d’élevage et à couper les hautes herbes autour des habitations. Ces actions simples réduisent l’habitat des tiques et limitent leur contact avec les humains. Il préconise aussi le traitement et la surveillance régulière des animaux domestiques, avec l’appui d’un agent vétérinaire. En effet, les animaux peuvent transporter les tiques jusque dans les foyers, augmentant le risque pour toute la famille.

Une réponse collective pour un problème de santé publique

Pour éradiquer ce problème, le docteur Bahogwere plaide pour une approche multisectorielle. Il appelle à une synergie entre les services de santé, les autorités vétérinaires, les écoles et les responsables locaux. L’objectif est de sensibiliser efficacement la population aux dangers des tiques et aux moyens de s’en protéger. Une coordination de ces acteurs permettrait de diffuser des messages de prévention cohérents et de mettre en place des actions durables pour réduire la présence de ces parasites dans la région. En attendant, la vigilance de chaque famille reste la première ligne de défense pour préserver la santé des enfants.

Article Ecrit par Amissi G

Source: radiookapi.net

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