Le bilan de l’accident de la circulation survenu le lundi 10 août sur l’axe Lubumbashi–Likasi, à une cinquantaine de kilomètres de Lubumbashi, s’est alourdi à 22 morts, selon la Commission nationale de prévention routière (CNPR). Ce chiffre, encore provisoire, illustre la gravité d’une collision entre un minibus Toyota Hiace et un camion Fuso, qui a coûté la vie à 18 personnes sur le lieu du drame, tandis que quatre blessés ont succombé le lendemain à l’hôpital.
Un choc frontal aux conséquences immédiates
D’après les témoignages recueillis sur place, le minibus reliait Lubumbashi à Likasi lorsqu’il a percuté le camion circulant en sens inverse. La violence de l’impact n’a laissé aucune chance aux passagers du Hiace : tous ont péri, y compris les deux chauffeurs. La CNPR précise que le bilan reste provisoire, ce qui signifie que le nombre de victimes pourrait encore évoluer en fonction de l’état des blessés hospitalisés.
Excès de vitesse et alcool au volant pointés du doigt
Le directeur provincial de la CNPR au Haut-Katanga, Moïse Bomana, a attribué ce drame à deux facteurs évitables : l’excès de vitesse et la conduite en état d’ivresse. « À la suite de cet accident, nous avons malheureusement enregistré d’importantes pertes en vies humaines. Cela est notamment dû à l’ivresse au volant et à l’excès de vitesse », a-t-il déclaré. Il a rappelé que la CNPR mène pourtant des campagnes de sensibilisation quotidiennes sur le respect du Code de la route, soulignant un décalage persistant entre les messages de prévention et les comportements sur la route.
Des mesures coercitives annoncées pour renforcer la sécurité routière
Face à ce constat, Moïse Bomana a annoncé un durcissement des contrôles. « Nous allons désormais prendre des mesures coercitives et drastiques contre toute personne qui prend le volant en état d’ivresse ou qui dépasse les limitations de vitesse prescrites », a-t-il averti. Ces sanctions visent à dissuader les conducteurs de prendre des risques, mais leur efficacité dépendra de la capacité des autorités à les appliquer sur le terrain, notamment sur les axes interurbains où les infractions sont fréquentes.
L’interdiction des minibus Hiace sur les routes nationales ignorée
Le directeur technique de la CNPR au Haut-Katanga a également rappelé que le transport de passagers à bord des minibus Hiace est interdit sur les routes nationales. Pourtant, de nombreux transporteurs continuent d’utiliser ces véhicules, malgré les mises en garde répétées. Cette pratique, combinée aux infractions au Code de la route, expose les usagers à des risques élevés, comme l’illustre ce tragique accident.
Cet événement relance le débat sur la sécurité routière en République démocratique du Congo, où les excès de vitesse, l’état des véhicules et le non-respect des règles demeurent des causes majeures d’accidents mortels. Pour les usagers, il rappelle l’importance de choisir des transporteurs respectueux des normes et de signaler tout comportement dangereux.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
