AccueilActualitéJusticeKinshasa : la Coalition Article 64 condamne les violences politiques et maintient...

Kinshasa : la Coalition Article 64 condamne les violences politiques et maintient l’ultimatum du 15 août

La Coalition Article 64 (C64) a condamné, samedi 8 août, les violences survenues à Kinshasa contre des membres de l’opposition et le siège de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé). Dans un communiqué publié le même jour, la plateforme qui réunit Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, dénonce des actes d’intimidation incompatibles avec l’État de droit et les libertés publiques garanties par la Constitution.

Des attaques ciblées contre l’opposition à Kinshasa

La C64 fait état d’une réunion politique attaquée le 6 août au Camp Luka, suivie le lendemain de violences visant le siège de l’ECiDé. La coalition juge ces agissements contraires au pluralisme politique et à l’exercice des droits fondamentaux. Elle rappelle que de tels actes ne remettront pas en cause son engagement en faveur de la défense de la Constitution. Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de tensions politiques persistantes, alors que la coalition maintient une pression constante pour le respect des libertés publiques.

Ultimatum maintenu pour le 15 août

La plateforme réaffirme les positions exprimées dans ses communiqués des 20 et 29 juillet 2026 et maintient l’échéance du 15 août. À défaut de réponses concrètes aux exigences formulées, la C64 annonce qu’elle procédera à la reprogrammation de sa marche. Cette décision s’inscrit dans un calendrier de mobilisation que la coalition entend respecter. La marche, initialement prévue, avait été suspendue dans l’attente de discussions, mais l’absence d’avancées significatives pousse désormais la C64 à envisager sa reprise comme moyen de pression.

Le sort des détenus politiques en question

La C64 dit avoir pris acte du transfèrement annoncé d’Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadari vers un lieu de détention connu, après plus de 200 jours de détention qualifiée de clandestine et arbitraire. La coalition exige que les deux personnalités soient présentées devant leur juge naturel afin de bénéficier d’un procès équitable, dans le respect des droits fondamentaux. Cette exigence souligne l’importance que la C64 accorde aux garanties judiciaires, estimant que la détention prolongée sans procès constitue une violation grave des principes de l’État de droit.

Un geste d’apaisement salué

La coalition salue la restitution du passeport d’Olivier Kamitatu, précédemment confisqué, y voyant un geste susceptible de contribuer à la décrispation du climat politique. Elle souhaite que cette mesure soit étendue à d’autres membres de l’opposition dans une situation similaire. La C64 conclut en réaffirmant que la date butoir du 15 août est maintenue pour la suite des actions. Ce geste, bien que limité, est perçu comme un signal positif, mais la coalition reste ferme sur ses revendications globales, notamment la libération des détenus politiques et la garantie des libertés publiques.

Article Ecrit par Cédric Botela

Source: radiookapi.net

Commenter
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Are you human? Please solve:Captcha


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Le Debrief du Jour : les actualités majeures en RDC ce 28/07/2026

Le Debrief du Jour résume les principales actualités publiées par CongoQuotidien ce 28/07/2026. Sécurité, justice, économie et santé : retrouvez les faits marquants et leurs implications pour la RDC.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques