Deux militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été tués dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 août 2020, lors d’une attaque ciblée contre une position de l’armée dans le village de Djukpa, territoire de Djugu, en Ituri. Des sources sécuritaires, citées ce dimanche 9 août, attribuent l’assaut à des miliciens de la Convention pour la révolution populaire (CRP), le groupe armé dirigé par Thomas Lubanga. L’attaque, survenue à environ trois kilomètres du centre de négoce de Mabanga, visait, selon ces mêmes sources, à s’approvisionner en armes et en munitions.
Un assaut meurtrier pour les FARDC
Les affrontements qui ont suivi l’incursion ont coûté la vie à deux soldats congolais. Trois autres militaires ont été grièvement blessés au cours des échanges de tirs. Les assaillants sont parvenus à s’emparer des armes des victimes avant de se replier, confirment les sources sécuritaires. Ce bilan illustre la vulnérabilité des positions isolées dans cette zone où les groupes armés maintiennent une capacité de nuisance.
Un mode opératoire tourné vers le réapprovisionnement
Les sources sécuritaires estiment que l’incursion visait spécifiquement la capture d’armes et de munitions. Ce type d’attaque, ciblant des postes avancés pour renforcer les capacités logistiques d’un groupe armé, est récurrent dans la région. La CRP, active dans le territoire de Djugu, est régulièrement impliquée dans des affrontements avec les forces régulières. L’objectif de réapprovisionnement suggère une planification visant à soutenir des opérations futures, dans un contexte où l’accès aux équipements reste un enjeu majeur pour ces milices.
Un contexte de violences persistantes à Djugu
Cette attaque survient quelques jours après un autre accrochage entre les FARDC et des combattants de la CRP dans la zone de la montagne de Rhoo, toujours en territoire de Djugu. Selon les informations disponibles, trois membres de ce mouvement armé avaient alors été tués. Le territoire de Djugu demeure l’un des principaux foyers d’insécurité en Ituri, où les forces de sécurité sont confrontées à plusieurs groupes armés actifs dans diverses localités. La récurrence de ces incidents souligne la difficulté à stabiliser durablement la région, malgré la présence militaire.
La CRP, un acteur armé sous surveillance
La Convention pour la révolution populaire, fondée par Thomas Lubanga, est un groupe armé opérant principalement en Ituri. Son implication dans des attaques contre les FARDC souligne la persistance de foyers de déstabilisation dans cette province, malgré les opérations militaires en cours. Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les suites de cette dernière attaque. La capacité de la CRP à mener des actions ciblées, comme celle de Djukpa, rappelle que le groupe reste une menace pour la sécurité des populations et des forces de l’ordre dans le territoire de Djugu.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
