Le lac Ayango scintillait doucement sous le soleil de la matinée du 6 août 2026, tandis que les Inspecteurs principaux adjoints en charge des statistiques (IPPASTAT) arrivaient par petits groupes, leurs pas soulevant une fine poussière ocre. Dans ce cadre paisible de la commune de la N’Sele, à Kinshasa, l’Inspection générale de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a ouvert un séminaire de formation qui, derrière son apparente technicité, porte un enjeu sensible : la fiabilité des données scolaires congolaises.
Un site touristique pour repenser l’école
Le choix du site touristique Ayango n’est pas anodin. Il installe une atmosphère de recueillement propice à la réflexion, loin de l’agitation administrative. C’est là que Félicien Saidiya, Inspecteur général adjoint, représentant le chef de corps Hubert Kimbonza Sefu, a présidé la cérémonie d’ouverture. Dans son allocution, il a appelé les participants, venus de différentes provinces éducationnelles, à s’impliquer pleinement pour tirer le meilleur profit de cette formation qui se tient du 5 au 14 août 2026.
Des outils innovants pour des chiffres qui parlent vrai
Au cœur des travaux, plusieurs thématiques sont abordées : la présentation et l’utilisation d’outils innovants de collecte des données, les mécanismes de contrôle et de validation, ainsi que l’harmonisation des procédures entre les niveaux central et provincial. L’objectif est de garantir la production de données fiables, cohérentes et disponibles dans les délais, afin de soutenir une gouvernance efficace du système éducatif en République démocratique du Congo. Chaque chiffre, chaque statistique, devient ainsi un maillon d’une chaîne qui relie l’élève assis sur un banc d’école aux décisions prises dans les bureaux ministériels.
La quête de cohérence, un défi national
Ce séminaire s’inscrit dans la volonté de moderniser le système de production des statistiques scolaires à travers le renforcement des capacités des cadres techniques. Il ne s’agit pas seulement de manier des logiciels ou des tablettes, mais de construire une culture de la rigueur et de la transparence. Les IPPASTAT, en première ligne, portent la responsabilité de transformer des réalités de terrain en informations exploitables, capables d’orienter les politiques éducatives. La formation devient alors un creuset où se mêlent savoir-faire technique et conscience professionnelle.
Alors que le séminaire se poursuit jusqu’au 14 août, les échos des discussions se mêlent au bruissement des arbres d’Ayango. Une question flotte dans l’air : ces données, une fois collectées et validées, sauront-elles vraiment raconter l’histoire de chaque enfant congolais et éclairer le chemin vers une école plus juste ?
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: actu30.cd
