La ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, a observé une paralysie quasi totale de ses activités socio-économiques ce mercredi 5 août, à la suite d’un appel à une journée ville morte lancé par les forces vives locales. L’initiative visait à interpeller le gouvernement central sur la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans les hauts plateaux d’Uvira et le territoire voisin de Fizi.
Un appel largement suivi par la population
Selon les organisateurs et plusieurs sources locales concordantes, la mobilisation a été massivement respectée. Habituellement animée par un va-et-vient incessant de motos, de véhicules et de commerçants, la cité a présenté, jusqu’à la mi-journée, l’image d’une ville à l’arrêt. Les marchés, boutiques et magasins sont restés fermés, témoignant de l’adhésion de la population à cette initiative motivée par les préoccupations sécuritaires qui continuent de peser sur la région.
Des revendications centrées sur l’équipement des forces de défense
Les acteurs de la société civile demandent aux autorités nationales de doter, dans les plus brefs délais, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que les combattants Wazalendo d’équipements militaires modernes. L’objectif est de leur permettre de faire face aux menaces sécuritaires persistantes dans la région. Cette exigence reflète une inquiétude grandissante face à la capacité des forces de sécurité à protéger les populations locales.
Un mouvement étendu au-delà d’Uvira
Au-delà de la ville d’Uvira, plusieurs centres environnants ont également observé cette journée de protestation. Les agglomérations de Sange et Kawizi ont vu leurs activités tourner au ralenti, confirmant l’ampleur de la mobilisation. Pour Fikiri Masimango, cadre de la société civile, cette forte participation témoigne de la volonté des populations de voir les autorités agir rapidement face à l’insécurité grandissante dans les hauts plateaux d’Uvira et le territoire de Fizi.
Un déroulement sans incident majeur
Pendant toute la durée de cette journée ville morte, seuls les véhicules des services de sécurité étaient visibles dans plusieurs artères de la ville, dans le cadre des mesures mises en place pour prévenir tout débordement. Contacté à ce sujet, le maire d’Uvira a indiqué que la journée s’était déroulée dans le calme et qu’aucun incident majeur n’avait été enregistré. Alors que les appels au renforcement des capacités opérationnelles des FARDC et des Wazalendo se multiplient, les forces vives espèrent que cette mobilisation contribuera à attirer davantage l’attention des autorités sur les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations d’Uvira et des territoires voisins.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
