La Fondation Mapon a officialisé, la semaine dernière, l’octroi de plus de 100 bourses scolaires pour l’année 2026-2027, ciblant des élèves du primaire et du secondaire issus des sept territoires du Maniema. Ce programme, destiné au Complexe scolaire Mapon, entend lever la barrière financière qui empêchait de nombreuses familles d’accéder à cet établissement. La sélection des bénéficiaires reposera sur un concours fondé sur le mérite, selon les informations communiquées par la fondation.
Un mécanisme de sélection par quota et concours
Le dispositif prévoit que chaque communauté ou confession religieuse présente quatre candidats. Ces élèves seront ensuite départagés lors d’un concours de sélection, dont les épreuves n’ont pas été précisées. L’objectif est d’identifier les bénéficiaires uniquement sur la base de leurs performances, excluant tout autre critère. Ce processus vise à garantir une répartition équitable des bourses à travers les sept territoires du Maniema.
Un accès élargi pour les familles à faibles revenus
L’annonce a suscité un soulagement palpable chez les parents d’élèves, pour qui les frais de scolarité du Complexe Mapon étaient jusqu’alors inaccessibles. Une mère de famille a témoigné : « Nous autres, nous n’avions pas les moyens de faire étudier les enfants à l’école Mapon. Mais aujourd’hui, ils nous donnent cette occasion et brèche pour que nos enfants puissent étudier gratuitement à l’école Mapon, nous disons merci. » Ce programme ouvre ainsi une perspective nouvelle pour des dizaines de foyers modestes de la province.
La transparence du processus en question
La société civile a rapidement réagi pour exiger une rigueur absolue dans la désignation des candidats. Maître Stéphane Kamundala a lancé un appel direct aux décideurs : « J’appelle les parents, les églises qui ont la charge d’opérer le choix des enfants qui doivent venir les représenter pour la province, d’être trop objectifs et de ne pas rentrer dans les sentiments, dans les tractations inutiles qui ne pourront pas aider la province à aller de l’avant. » Cette mise en garde souligne les risques de favoritisme qui pourraient compromettre l’équité du concours.
L’engagement des autorités religieuses
Face à ces inquiétudes, les représentations religieuses se sont engagées à garantir l’impartialité du processus. L’évêque anglican Zacharie Katanda a confirmé leur volonté de soutenir cette démarche « sans complaisance », afin de faciliter la concrétisation des objectifs sociaux de l’initiative. Cet engagement est perçu comme un garde-fou essentiel pour préserver la crédibilité du programme de bourses.
Une vision de développement pour le Maniema
Pour les dirigeants de la Fondation Mapon, notamment le Dr Remmy Kauka, cette attribution de bourses traduit une conviction profonde : la formation des jeunes constitue le levier le plus puissant pour assurer l’avenir et le développement durable de la province du Maniema. En investissant dans l’éducation, la fondation entend contribuer à long terme à l’émergence d’une génération qualifiée, capable de relever les défis socio-économiques de la région. Le programme, qui s’inscrit dans une logique de méritocratie, pourrait ainsi devenir un modèle pour d’autres initiatives similaires dans la province.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
