Le parc agro-industriel de Kaniama-Kasese, dans la province du Haut-Lomami, a connu une expansion significative de ses superficies cultivées en cinq ans. De 2020 à 2026, les surfaces exploitées sont passées de zéro à 10 000 hectares, selon les déclarations du lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national. Cette progression a été présentée le jeudi 30 juillet lors d’un briefing spécial en marge de la visite du Président de la République. Elle illustre une montée en puissance progressive de la production agricole dans cette zone, avec des implications concrètes pour l’approvisionnement alimentaire local.
Une progression agricole mesurable
Le lieutenant général a qualifié cette avancée d’exploit, soulignant le chemin parcouru depuis 2020. Les chiffres communiqués montrent une mise en culture progressive de terres auparavant non exploitées. Cette extension des superficies cultivées s’accompagne d’un cheptel bovin de 9 000 têtes, avec l’ambition affichée d’atteindre 20 000 têtes d’ici 2029. Ces données donnent une idée concrète de la capacité de production alimentaire qui se met en place. Pour les ménages de la région, une telle augmentation des surfaces et du bétail peut signifier à terme une disponibilité accrue de denrées comme le maïs, la viande ou le lait, réduisant la dépendance aux importations et stabilisant les prix sur les marchés locaux.
Des infrastructures de santé pour les communautés
Au-delà des champs, le Service national a construit un hôpital ultramoderne à Kaniama-Kasese. Cet équipement vise à améliorer l’accès aux soins pour les travailleurs du parc et les populations environnantes. La présence d’une structure sanitaire de ce type dans une zone rurale peut réduire les distances à parcourir pour des consultations et des soins de base, un enjeu pratique pour les ménages. En effet, dans des régions où les centres de santé sont souvent éloignés, disposer d’un hôpital bien équipé permet une prise en charge plus rapide des maladies courantes, des accouchements ou des urgences, ce qui peut contribuer à diminuer la mortalité évitable.
Formation et réinsertion de plus de 8 000 personnes
Le Service national indique avoir formé plus de 8 000 ex-kuluna, désormais présentés comme des bâtisseurs de la nation. Cette formation s’inscrit dans un programme de réinsertion par le travail agricole et la construction. Les bancs scolaires fabriqués et distribués gratuitement dans les établissements scolaires et universitaires du pays sont un autre résultat concret de cette activité. Pour les écoles, cela représente un équipement de base essentiel à l’apprentissage, car de nombreux élèves dans le pays étudient encore à même le sol. En offrant ces bancs, le programme améliore les conditions d’étude et peut favoriser l’assiduité et la concentration des apprenants.
Production de maïs et sécurité alimentaire
La production de maïs fait partie des réalisations mentionnées. Bien que les volumes exacts n’aient pas été détaillés, la culture de cette céréale sur des milliers d’hectares suggère une contribution à l’approvisionnement local. Le maïs est un aliment de base dans de nombreux ménages congolais, utilisé pour la préparation de la farine, du foufou ou d’autres plats traditionnels. Une production locale et régulière peut aider à stabiliser les disponibilités et les prix, protégeant ainsi les familles des fluctuations des marchés extérieurs. À plus long terme, si la production continue de croître, elle pourrait même générer des excédents commercialisables, créant des revenus pour les exploitants et renforçant l’économie rurale.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
