Le diocèse de Kabinda, dans la province de Lomami, a un nouvel évêque. Le Pape Léon XIV a nommé le Révérend abbé Eustache Ntambwe Makoyo à la tête de cette circonscription ecclésiastique, a annoncé le secrétariat général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) le mercredi 29 juillet 2026. Une décision qui intervient dans un contexte de vacance prolongée du siège épiscopal, et qui soulève des attentes quant à la stabilité pastorale de la région.
Un diocèse en attente de stabilité
Depuis la nomination de Mgr Félicien Ntambwe comme archevêque de Kananga, le diocèse de Kabinda était administré de manière intérimaire. Cette situation, bien que courante dans la vie de l’Église, n’est jamais anodine pour les communautés locales. Elle peut freiner les initiatives pastorales de long terme et créer un sentiment d’incertitude chez les fidèles. L’arrivée d’un évêque titulaire est donc un signal fort : celui d’une volonté de consolider l’encadrement spirituel et organisationnel d’un territoire souvent confronté à des défis sociaux et économiques.
Un pasteur ancré dans le terroir
Âgé de 52 ans, l’abbé Eustache Ntambwe Makoyo n’est pas un inconnu dans la région. Il exerçait jusqu’ici comme recteur du séminaire propédeutique Saint Charles Borromée et recteur du sanctuaire marial Notre-Dame de la Paix de Kabinda. Ce double ancrage, à la fois dans la formation des futurs prêtres et dans la piété populaire, lui confère une connaissance intime des réalités locales. Pour les catholiques de Lomami, c’est un pasteur qui a grandi parmi eux, qui connaît leurs joies et leurs peines, et qui pourra, espèrent-ils, porter une parole proche et crédible.
Les défis d’une Église de périphérie
Le diocèse de Kabinda, comme beaucoup d’autres en République démocratique du Congo, doit composer avec des moyens limités et des besoins immenses. L’accès à l’éducation, à la santé, à la paix sociale sont autant de chantiers où l’Église est souvent en première ligne. La nomination d’un nouvel évêque est donc aussi un acte de gouvernance qui engage la responsabilité de l’institution envers les plus vulnérables. La CENCO, par la voix de son secrétaire général Mgr Donatien Nshole, s’est dite « heureuse » de cette nomination, soulignant implicitement l’importance de pourvoir ce siège sans plus tarder.
Reste à voir comment le nouvel évêque articulera sa mission entre continuité et renouveau. Les fidèles, le clergé local et les acteurs sociaux observeront ses premiers pas avec attention. Dans une région où la foi reste un pilier du quotidien, le choix du Pape Léon XIV sera scruté bien au-delà des murs des églises.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
