L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) a dévoilé, mercredi 29 juillet à Kinshasa, le bilan de ses 100 premiers jours d’activité sous la nouvelle direction. Ce rapport met en lumière l’examen de 45 projets énergétiques, un volume qui témoigne d’une volonté d’accélérer le développement du réseau électrique congolais. Pour les ménages et les entreprises, ces chiffres se traduisent par des perspectives concrètes d’amélioration de la desserte, dans un pays où l’accès à l’électricité reste un défi quotidien.
Un portefeuille de projets à 2,3 milliards de dollars
Parmi les 45 dossiers étudiés, 30 concernent la production et l’importation d’électricité, tandis que 15 portent sur la commercialisation et l’accès au réseau. L’ARE estime que ces initiatives représentent un potentiel d’investissement de 2,3 milliards de dollars américains, pour une capacité additionnelle de 2 684,838 mégawatts. Concrètement, cela signifie que si ces projets aboutissent, ils pourraient augmenter significativement l’offre électrique disponible, réduisant ainsi les coupures et permettant à de nouveaux foyers d’être raccordés.
Un rythme réglementaire en nette accélération
Sur le plan tarifaire, l’autorité affirme avoir traité 12 dossiers en 100 jours, contre seulement quatre pour toute l’année 2025. Cette accélération vise à encadrer plus rapidement les prix de l’électricité, un enjeu sensible pour le pouvoir d’achat des Congolais. Par ailleurs, 18 avis favorables ont été délivrés pour l’obtention de titres énergétiques, et 16 ouvrages ont été inspectés pour vérifier leur conformité. Ces contrôles sont essentiels pour garantir la sécurité des installations et la qualité du service fourni aux usagers.
La digitalisation pour rapprocher le régulateur des consommateurs
L’ARE mise sur la technologie pour améliorer sa relation avec le public. Une plateforme en ligne permet désormais aux consommateurs de déposer et de suivre leurs plaintes, tandis que la gestion électronique des dossiers vise à réduire les délais de traitement. Pour un usager confronté à une facture erronée ou à une panne prolongée, cet outil offre un canal direct pour faire valoir ses droits, sans avoir à se déplacer dans les bureaux de l’administration.
Des réformes internes pour une régulation plus crédible
En parallèle, la direction a engagé plusieurs chantiers organisationnels : amélioration des conditions de travail, lancement d’un audit institutionnel et renforcement de l’autonomie administrative. Ces mesures, bien que techniques, sont cruciales pour bâtir une autorité de régulation indépendante et efficace. La directrice générale, Soraya Aziz-Moto, estime que ces premiers résultats posent les bases d’une régulation plus transparente, au service du développement du secteur électrique en RDC. Reste à voir si cette dynamique se traduira rapidement par une électricité plus fiable et abordable pour tous.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
