Une détonation a semé la panique mardi 28 juillet à Nyabiondo, dans le territoire de Masisi, après une frappe présumée de drone contre une position tenue par les rebelles de l’AFC-M23. L’incident, survenu dans le secteur Osso-Banyungu, a paralysé les activités et provoqué des déplacements temporaires de population, ravivant les craintes dans une région déjà éprouvée par des mois d’insécurité.
Un drone aperçu avant deux explosions successives
Selon des notabilités locales, un drone a été observé dans le ciel de Nyabiondo aux alentours de 9 heures. Peu après, deux explosions successives ont retenti à proximité de l’église catholique de la cité. Les sources indiquent que les détonations ont visé une position occupée par les rebelles de l’AFC-M23, sans qu’aucune infrastructure civile ne soit touchée. La violence des déflagrations a immédiatement provoqué un mouvement de frayeur parmi les habitants, qui redoutent une dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie du Nord-Kivu.
Activités paralysées et déplacements temporaires
La panique a entraîné une paralysie des activités socioéconomiques pendant plusieurs heures. De nombreuses familles ont quitté précipitamment leurs domiciles, craignant une escalade de la violence. Le calme est toutefois revenu progressivement : les résidents ayant fui ont regagné leurs habitations dans la soirée de mardi et la matinée de mercredi. Aucun bilan officiel n’a été communiqué, et la zone visée demeure inaccessible aux civils, empêchant toute évaluation indépendante des pertes éventuelles. Les autorités militaires ne se sont pas encore exprimées publiquement sur les circonstances exactes de l’incident ni sur les résultats de cette opération présumée.
Un contexte de combats persistants dans le Masisi
Cette frappe présumée survient alors que le territoire de Masisi reste le théâtre d’affrontements entre les combattants Wazalendo, alliés aux Forces armées de la RDC, et les rebelles de l’AFC-M23. Plusieurs localités du secteur Osso-Banyungu et des zones voisines sont concernées par ces combats, qui alimentent une crise humanitaire préoccupante. Les populations civiles subissent déplacements forcés, perturbations économiques et accès limité aux services de base, dans un climat sécuritaire d’une extrême fragilité. L’incident de Nyabiondo illustre la vulnérabilité persistante des habitants, pris entre les opérations militaires et les représailles potentielles.
Absence de communication officielle et suites attendues
En l’absence de bilan officiel et d’accès à la zone, les interrogations demeurent quant à l’impact réel de la frappe. La population, déjà durement éprouvée, reste dans l’attente d’informations vérifiées et de mesures susceptibles de garantir sa sécurité. Les notabilités locales assurent que la cible se trouvait dans une position rebelle, mais l’absence de confirmation indépendante laisse planer des incertitudes sur les conséquences humaines et matérielles de l’explosion. Le retour au calme constaté ce mercredi n’efface pas les craintes d’une reprise des violences dans cette zone du Nord-Kivu.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
