Un bus de transport en commun de la société Arche de Noé, reliant Kinshasa à Kikwit, est entré en collision avec une voiture Toyota mardi 28 juillet sur la Route nationale n°1, à environ un kilomètre du village de Mbangi, dans la province du Kwango. Le bilan provisoire fait état de sept morts, tous occupants du véhicule léger. Ce drame relance la question de l’état de cet axe vital et de ses conséquences directes sur la sécurité des usagers.
Une manœuvre d’évitement aux conséquences fatales
Selon les témoignages recueillis sur place, le bus aurait tenté d’éviter deux importants nids-de-poule sur la chaussée. Au cours de cette manœuvre, il a percuté la voiture qui arrivait en sens inverse. La violence du choc n’a laissé aucune chance aux passagers de la Toyota, dont les corps ont été transportés à la morgue de Kenge. Les dégâts matériels sont considérables, mais c’est bien le coût humain qui saisit : sept vies fauchées sur une route censée relier les provinces et les personnes. L’accident s’est produit sur un tronçon où la dégradation de la chaussée oblige les conducteurs à des écarts soudains, transformant chaque croisement en danger potentiel.
La RN1, un axe structurant devenu piège mortel
La Route nationale n°1 est le principal corridor entre Kinshasa et le sud-ouest du pays. Pourtant, les usagers dénoncent régulièrement la présence de nids-de-poule et de sections dégradées qui transforment chaque trajet en épreuve. L’accident de Mbangi n’est pas un cas isolé : il illustre un risque quotidien pour des milliers de voyageurs, commerçants et familles. Quand l’infrastructure ne suit pas, c’est la population qui paie le prix fort. La RN1 est empruntée par des bus de transport en commun, des véhicules privés et des camions de marchandises, tous exposés aux mêmes dangers. La récurrence des accidents sur cet axe soulève des inquiétudes légitimes sur la capacité des pouvoirs publics à garantir des conditions de circulation sûres.
Des vies en suspens, des responsabilités en question
Les dépouilles attendent désormais leur identification complète à la morgue de Kenge, laissant des proches dans l’angoisse et le deuil. Au-delà de l’émotion, cet accident interroge sur l’entretien de la RN1. Qui est responsable de ces nids-de-poule ? Quels contrôles sont exercés sur l’état de la chaussée ? Ces questions ne sont pas nouvelles, mais chaque drame rappelle l’urgence d’y répondre. La sécurité des citoyens ne peut pas dépendre d’une manœuvre d’évitement. Les familles des victimes, confrontées à la perte brutale de leurs proches, attendent des réponses et des actes. La route, qui devrait être un lien entre les territoires, devient trop souvent le théâtre de tragédies évitables.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
