La nuit du dimanche 27 juillet 2026 a plongé la commune de Bulengera, à Butembo (Nord-Kivu), dans une nouvelle vague de violence. Des hommes armés non identifiés ont mené une série d’attaques dans plusieurs quartiers, faisant un mort, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels. Ces événements ravivent l’inquiétude des habitants et mettent en lumière les failles persistantes du dispositif sécuritaire local.
Un étudiant abattu à quelques jours de la défense de son mémoire
Parmi les victimes, Vicky Mutokambali, étudiant en troisième année de licence en sciences juridiques, politiques et administratives à l’Université officielle de Ruwenzori, a été tué par balles à son domicile du quartier Mukuna. Selon Nestor Mbayahi, coordonnateur de la Représentation des étudiants du Congo (REC) Butembo-Lubero, l’étudiant devait défendre son mémoire de fin de cycle le mercredi suivant. « Il a reçu des balles et il est mort sur place », a-t-il déclaré. Le corps a été déposé à la morgue de l’hôpital de Matanda.
Des femmes ciblées et un centre de santé incendié
La même nuit, les assaillants ont grièvement blessé une femme à l’arme blanche dans le quartier Mukuna, tout en dépouillant plusieurs ménages de leurs économies. Dans la localité voisine de Kyaghala, une jeune femme kidnappée a été retrouvée plus tard, portant de graves blessures. Le poste de santé Zawadi a quant à lui été totalement incendié, privant la communauté d’un service de soins essentiel.
La société civile exige une réponse sécuritaire concrète
Face à cette dégradation, la société civile de Bulengera monte au créneau. John Kameta, son président, interpelle les autorités : « La société civile, partant de ce sombre tableau sécuritaire que nous venons de peindre, voudrait donc rappeler aux autorités de jouer pleinement leur rôle sur le plan sécuritaire, parce que depuis un certain temps, les bandits sont en train de déranger la quiétude de la population dans notre chère commune de Bulengera. » Les forces vives réclament des actions immédiates pour protéger les civils.
Enquête annoncée, population dans l’attente
Les autorités urbaines ont annoncé l’ouverture d’une enquête policière et judiciaire pour identifier et traquer les auteurs de ces actes. En attendant des résultats concrets, la population de Bulengera reste exposée à une insécurité chronique, avec des conséquences directes sur l’accès aux soins et la poursuite des études. La destruction du poste de santé Zawadi illustre l’impact sanitaire de ces violences, dans une zone où les structures médicales sont déjà fragiles.
Article Ecrit par Amissi G
Sources: radiookapi.net, actu30.cd
